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Troisième hausse d’affilée pour le pétrole, tensions sur l’offre

Les cours du pétrole ont enchaîné une troisième séance de hausse consécutive jeudi, toujours soutenus par la dissipation d’une partie des craintes associées au variant Omicron du coronavirus mais aussi des tensions sur l’offre.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février, le plus échangé à Londres, a pris 2,07% pour terminer à 76,85 dollars. A New York, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour la même échéance, a lui gagné 1,41% et clôturé à 73,79 dollars.

Le marché sera fermé vendredi, veille de Noël

Concentrés depuis un mois sur la demande et les éventuelles conséquences de la diffusion fulgurante du variant Omicron, les opérateurs ont été rassurés par des publications scientifiques, ces derniers jours, qui indiquent que cette forme du virus est moins virulente que ses devancières, Delta en particulier.

L’attention s’est davantage tournée vers l’offre cette semaine, du fait d’une série de nouvelles de nature à amputer la production d’or noir.

Selon des chiffres rapportés par plusieurs médias, les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et leurs alliés de l’accord OPEP+ ont produit en novembre sensiblement moins de brut que ce que prévoient les niveaux fixés officiellement.

Selon Argus Media, la production des pays de l’OPEP+ a été inférieure de plus de 500.000 barils par jour à ce qui était prévu.

A cela s’est ajoutée la fermeture de force lundi de quatre champs pétroliers libyens par des hommes affiliés aux Gardes des installations pétrolières (GIP), privant le marché de plus de 300.000 barils par jour.

Mercredi, c’est la SPDC (Shell Petroleum Development Company), filiale du géant Shell, qui a annoncé l’interruption de ses livraisons de pétrole depuis le Nigeria, soit environ 200.000 barils par jour, à la suite d’un problème logistique.

Aux États-Unis, un incendie a touché une raffinerie ExxonMobil à Baytown (Texas) dans la nuit de mercredi à jeudi, en particulier des installations destinées à l’élaboration d’essence.

« Les risques liés à l’offre pourraient offrir un soutien conséquent au marché », ont prévenu, dans une note, les analystes de TD Securities.

Pour Edward Moya, analyste d’Oanda, le WTI « devrait s’installer autour de 70 à 75 dollars, jusqu’à ce que l’OPEP+ envoie des signaux sur ce qu’ils prévoient de faire lors de leur prochaine réunion ».

AFP

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