HomeActualitéNationalDG de l'ANEM : le taux des femmes entrepreneures "est encore faible"

DG de l’ANEM : le taux des femmes entrepreneures « est encore faible »

Le taux d’intégration des femmes algériennes dans le monde entrepreneurial était encore faible, a relevé, samedi à Alger, le Directeur général (DG) de l’Agence nationale de l’emploi (ANEM), Abdelkader Djabeur, plaidant pour la suppression des difficultés entravant l’implication des femmes dans l’activité économique.

Intervenant lors de la première édition du Forum international de la femme (FIF), M. Djabeur a estimé que le taux des femmes entrepreneures « est encore faible », citant comme preuve les chiffres de l’Office national des statistiques (ONS) qui font état de 400.000 femmes activant dans le domaine libéral.

54% des femmes inscrites à l’ANEM sont des diplômées universitaires

Le responsable de l’ANEM a imputé ce chiffre « faible » à la difficulté d’obtenir un financement, au manque de formation, à la difficulté d’intégrer le milieu professionnel, de concilier vie professionnelle et vie familiale, ou encore certaines difficultés « à caractère social et culturel » qui continuent à bloquer les femmes.

De surcroît, l’Agence compte plus de 814.000 femmes inscrites, soit 39 % du nombre total des inscrits à l’Agence, dont la plupart (92 %) sont des pré-demandeuses d’emploi, affirme le directeur général.

Un taux de 54% du total des femmes inscrites sont des diplômées universitaires, et 22% d’entre elles sont diplômées des centres et instituts de formation professionnelle.

Forte présence de la femme dans l’administration publique

De son côté, le Premier ministre, ministre des Finances, Aïmene Benabderrahmane, a indiqué que 62% des étudiants universitaires sont des femmes, soulignant à ce propos la forte présence de la femme dans l’administration publique avec 900.000 fonctionnaires, soit 41% du nombre global des fonctionnaires.

De plus, 21.500 fonctionnaires dans les administrations publiques occupent des postes supérieurs, dont 1209 sont nommées aux fonctions supérieures de l’Etat, a-t-il fait savoir, dans une allocution prononcée en son nom par la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Kaouthar Krikou.

Il a précisé, dans ce sens, que la femme participe « activement » à l’économie par le biais de plus de 41.500 micro-entreprises dans le cadre de l’Agence nationale d’appui et de développement de l’entrepreneuriat et de l’Agence nationale de gestion du micro-crédit (ANGEM) entre autres organes. Le Premier ministre a cité l’inscription de plus de 175.000 femmes au registre de commerce en 2021.

Emploi : nécessité de promouvoir l’égalité hommes-femmes

‘exprimant lors du même événement, la directrice du Bureau de l’Organisation internationale du Travail (OIT) à Alger, Ghania Bikhazi,  a souligné l’impératif de redoubler d’effort pour éliminer les inégalités entre hommes et femmes en matière d’emploi en Algérie.

Mme Bikhazi a rappelé que le taux d’emploi des femmes en 2019 ne dépassait pas 13,5% tandis que celui des hommes était de 61,2%. Et d’ajouter, le taux de chômage chez le femme en 2019 était de 20,4% alors que celui des hommes ne dépassait pas 9,7%.

Face ce constat, Mme Bikhazi a appelé à faire de l’égalité hommes-femmes une priorité en Algérie, en en matière d’emploi, de formation et d’accès aux postes de responsabilités.

Algérie-Eco avec APS

Articles associés

Fil d'actualité

Articles de la semaine