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Hydrogène vert : les perspectives de coopération entre l’Algérie et l’Allemagne en débat à Alger

Le potentiel et les perspectives de coopération entre l’Algérie et l’Allemagne dans le domaine de l’hydrogène vert étaient au centre des discussions, jeudi à Alger, entre des experts des deux pays, dans le cadre de la 3ème édition de la Journée algéro-allemande de l’énergie.

La rencontre était l’occasion pour réunir des acteurs dans les secteurs énergétiques algérien et allemand afin de partager expériences et stratégies respectives de promotion de l’hydrogène vert pour une transition énergétique, afin d’aboutir à un programme de coopération et de partenariat énergétique, bénéfique aux deux pays.

Les perspectives de développement de l’hydrogène vert pour une transition énergétique, tout comme le lien entre le potentiel des technologies Power to-X, et l’industrie, avec l’hydrogène vert, étaient au menu de ce rendez-vous annuel.

La 3ème Journée algéro-allemande de l’énergie est organisée par le ministère de l’Energie et des Mines, en collaboration avec le ministère de la Transition énergétique et des Energies renouvelables, avec le soutien du ministère allemand de l’Economie et de l’Energie.

L’Algérie a tous les atouts pour devenir un acteur majeur dans le marché mondial des énergies renouvelables

Intervenant à l’ouverture de cette rencontre, dont le principal intérêt est de mener les deux pays vers un objectif commun, celui d’un approvisionnement énergétique protecteur du climat, l’ambassadrice allemande à Alger, Elisabeth Wolbers, a rappelé que les deux pays « œuvrent ensemble pour faire avancer les conditions cadres pour le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique ».

Elle s’est dite « convaincue » que « grâce au partenariat énergétique algéro-allemand, qui englobe un vaste champ d’activités, les deux pays sont bien placés pour relever tous les défis qui se présentent dans ce domaine », assurant la continuité de la politique étrangère de son pays après l’installation du nouveau gouvernement.

Mme Wolbers a souligné que « l’Algérie possède toutes les conditions pour pouvoir jouer un rôle important dans ce domaine à l’avenir » et que « c’est un pays qui a tous les atouts pour devenir, en quelques décennies, un acteur majeur dans le marché mondial des énergies renouvelables », estimant que l’Algérie et l’Allemagne  » ont beaucoup à gagner ensemble dans ce domaine ».

L’Algérie a préparé une base solide pour accélérer la transition énergétique

De son côté, le ministre de la Transition énergétique et des Energies renouvelables, Benattou Ziane, a indiqué que l’Algérie a préparé une « base solide et complète » pour accélérer la transition énergétique. « L’Algérie a préparé une base solide et complète pour accélérer la transition énergétique par l’adoption et la mise en oeuvre d’une feuille de route qui s’articule autour de plusieurs axes », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que cette feuille de route comportait, entre autres, un programme national de développement des énergies renouvelables qui consiste à « installer à l’horizon de 2035 une capacité globale de 15.000 mégawatts d’électricité d’origine renouvelable », et un plan national ambitieux de production de l’hydrogène vert.

« L’hydrogène vert apparaît aujourd’hui comme le combustible propre de substitution stratégique des prochaines décennies. Il a un rôle important pour une transition énergétique propre. C’est un vecteur appelé à devenir essentiel, à l’avenir, pour notre économie », a souligné le ministre, rappelant que l’Algérie est un pays « doté de ressources solaires et éoliennes extraordinaires ».

« De nombreux changements sont intervenus sur la scène énergétique mondiale et algérienne. Ces changements sont salvateurs pour le devenir de notre planète. Ces bouleversements structurels, rapides et majeurs, qui façonnent aujourd’hui la scène énergétique mondiale ont mis l’Algérie devant d’importants défis et enjeux », a-t-il dit, par ailleurs.

M. Ziane a indiqué que parmi ces défis, il y a celui de « la diversification de sources d’énergies en vue de se libérer graduellement de la dépendance des hydrocarbures », et celui de « la garantie de la sécurité énergétique pour les générations futures ».

Algérie-Eco avec APS

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