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BTPH : 80% des transactions se font dans l’informel

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A l’occasion du retour du Salon International Batimatec pour sa 23e édition, organisé du 7 au 11 novembre courant au palais des expositions Safex à Alger, et ce, après une absence imposée par la pandémie de la Covid-19, les principaux acteurs du secteur ont fait égaltuement leur retour sur la scène. Et c’est le cas du Groupe des sociétés Hasnaoui (GSH), qui saisit cette opportunité pour évoquer et d’évaluer la situation du secteur et formuler des propositions.

Lors d’une rencontre avec la presse, le fondateur du GSH, Brahime Hasnoaui, dont les propos ont été rapportés le mardi par le journal El Watan, a souligné que la formation et l’innovation sont les deux éléments clés du développement du groupe. Il a insisté sur la nécessité d’adapter les produits au marché algérien dans une période où les consommateurs sont de plus en plus exigeants notamment pour le logement.

The graduate Fair

Relevant qu’il est impératif de lever les blocages à l’investissement d’autant que la conjoncture actuelle est différente. M. Hasnoui a indiqué : « Nous assistons à une érosion du pouvoir d’achat, à des difficultés en matière de financement de la demande. La bureaucratie est plus accentuée alors qu’on parle de débureaucratiser ».

Prévenant que la situation met en danger toutes les entreprises structurées, il a expliqué : « C’est mortel. Les entreprises structurées ne peuvent pas se développer dans ce climat. L’avenir devient de plus en plus incertain ».

Pour M. Hasnaoui, il y a urgence de revoir le code des marchés publics, de redéfinir la notion de qualité dans le bâtiment et de réguler le marché dans ce secteur où 80% des transactions se font dans l’informel.

Selon lui, la priorité est également à accorder à la dépénalisation de l’acte de gestion et à la normalisation, à commencer par la qualité du béton. Et ce, de manière à mettre en place une concurrence saine et locale. M. Hasnaoui a aussi appelé l’Etat à se retirer de la réalisation des logements.

Le secteur du BTPH a été frappé de plein fouet par la crise sanitaire due à la pandémie de la Covid-19 qui dure depuis près de deux ans. Le confinement sanitaire imposé par le Coronavirus a contraint à l’arrêt la majorité des secteurs. Des milliers d’entreprises ont mis la clé sous le paillasson et des milliers d’emplois ont été perdus.

En mai dernier, l’Association générale des entrepreneurs algériens (AGEA), se référant à des statistiques du Centre national du registre du commerce (CNRC), a fait état de la fermeture de 5 700 entreprises au total dans le secteur du BTPH. « A la fin du mois d’avril 2021, il a été rapporté la perte de 150 000 emplois », avait alerté l’Association patronale, présidée par Mouloud Kheloufi, qui a lui indiqué que « les pertes d’emplois sont certainement plus importantes ».

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