Réduction de visas pour les Algériens : Les précisions de Gérald Darmanin

Réduction de visas pour les Algériens : Les précisions de Gérald Darmanin

Les élections présidentielles en France s’approchent à grand pas et l’immigration sera sans aucun doute le thème dominant de la campagne qui sera vraisemblablement dominée par les thèmes chers à l’extrême droite, notamment l’immigration.

Invité ce mercredi 10 novembre 2021 sur la radio française Europe1, le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, est revenu sur le bilan d’Emmanuel Macron et sa décision de réduire de 50% le nombre de visas octroyés aux Algériens.

«Si je prends l’exemple de l’Algérie, il y a eu 23.341 visas acceptés sur les huit premiers mois de l’année, et 10.828 refusés (31% de refus). Si je prends l’Algérie depuis la décision de septembre-octobre, cela fait 12.609 visas acceptés et 11.867 refusés, soit moitié-moitié », a précisé le ministre Darmanin.

Il a également souligné que les visas acceptés concernent les personnes ayant un lien économique, des chefs d’entreprise, des cadres et des investisseurs.

Interrogé sur le nombre de personnes expulsées, le ministre français de l’Intérieur a indiqué qu' »on est à 25% des personnes qui repartent ».

À la demande du président français, Emmanuel Macron, le ministère de l’Intérieur avait établi une liste de 1100 délinquants étrangers qui devaient être expulsés. Ces délinquants « dangereux » devaient quitté la France après avoir purgé leur peine de prison. Sur ces 1100 délinquants étrangers, 899 ont déjà été expulsés, a affirmé Gérald Darmanin.

« L’objectif, c’était au 31 décembre (2021), donc on y arrive quand on discute avec des pays, de personne à personne », poursuit le ministre de l’Intérieur.

Gérald Darmanin a évoqué la difficulté d’exécuter les obligations de quitter le territoire français : « Là où on a du mal à le faire, c’est quand des pays remettent en cause le fait qu’une personne est certes de telle nationalité, mais a un enfant en France. C’est une question complexe et c’est ça qui est difficile. Derrière, il y a évidemment des familles et des personnes ». C’est la position de l’Algérie par exemple, affirme Gérald Darmanin.

« C’est cette difficulté-là qu’on essaie de régler. Elle n’est pas facile, elle ne se règle pas d’un coup de baguette magique », a-t-il ajouté.