Situation des entreprises publiques : le Premier ministre s’exprime

Établissements publics en faillite : le gouvernement veut relancer l’activité de 50 entreprises

Le Premier ministre, ministre des Finances, Aïmene Benabderrahmane, a évoqué, jeudi, la situation des entreprises publiques en difficultés malgré le soutien de l’Etat.

Dans ses réponses aux questions des députés de l’Assemblée populaire nationale (APN) dans le cadre du débat sur le Plan d’action du gouvernement adopté hier, le Premier ministre a déclaré qu' »en dépit du soutien de l’Etat à ces entreprises, celles-ci sont restées dans une situation difficile » et l’enveloppe financière affectée à leur assainissement depuis 1991 jusqu’au 30 juin 2021 s’élève à près de 2790 milliards de DA.

Il a été décidé, à cet effet, de revoir la gouvernance de ces entreprises et les modalités de leurs gestion, en les soumettant à des contrats de performance stricte pour qu’elles soient l’un des piliers « importants » pour la relance économique, a indiqué Benabderrahmane, dont les propos ont été rapportés par l’agence officielle APS.

Il est inconcevable de voir l’aspect commercial et productif d’une entreprise économique composé de 600 travailleurs, alors que celui administratif est de 1000 travailleurs, a relevé le Premier ministre.

Le gouvernement oeuvre à récupérer les potentialités des entreprises publiques économiques, a ajouté le Premier ministre, faisant état d’un recensement national des différentes entreprises qui se trouvent en état de fermeture ou de stagnation.

Entre autres ces entreprises, le Premier ministre a cité la société « ALZINC » de Ghazaouet, le complexe de papier à Saida, l’usine de levure à Bouchegouf, l’usine de marbre à Guelma, l’usine de verre à Tébessa, la société africaine de verre à Taher, l’usine de céramique sanitaire à Médéa et l’usine de cuirs à Sig, lesquelles constituaient « la fleur du tissu industriel de l’économie national ».

Le Premier ministre a indiqué que « certaines parties n’ont pas saisi l’occasion comme il se doit et se sont dirigées vers l’importation, ce qui nous a fait perdre des milliers d’emplois et la fermeture de centaines d’entreprises. Il est grand temps de récupérer ces entreprises et d’en faire un moyen de création de richesses et d’emplois ».