Réévaluation des projets : plus de 8900 milliards de dinars entre 2005 et 2020

Réévaluation des projets : plus de 8900 milliards de dinars entre 2005 et 2020

Entre 2005 et 2020, la réévaluation des projets a coûté plus de 8900 milliards de dinars. C’est le chiffre avancé, jeudi, par le Premier ministre, ministre des Finances, Aïmene Benabderrahmane, qui répondait aux questions des députés de l’APN dans le cadre du débat du Plan d’action du Gouvernement.

Evoquant la rationalisation des dépenses publiques, le Premier ministre a rappelé les textes réglementaires mis en œuvre afin d’éviter au Trésor public et à l’Etat, de grandes dépenses suite à l’introduction de projets pas encore arrivés à maturation.

Benabderrahmane a fait savoir que le volume des fonds « colossaux » dépensés pour la réévaluation des projets pas encore arrivés à maturation, faute de maitrise des délais de réalisation, s’élevant à plus de 8908 milliards de DA entre 2005 et 2020. Dorénavant, poursuit le ministre, le gouvernement ne permettra point l’inscription de projets publics non soumis à une étude de faisabilité « opérationnelle et profonde », rapporte l’agence officielle APS.

Création d’un portail électronique dédié aux marchés publics avant la fin de 2021

Par la même occasion, le Premier ministre a annoncé que le gouvernement compte numériser les marchés publics à travers la création d’un portail électronique dédié à cet effet et ce avant la fin de l’année en cours. Il a précisé que cette mesure s’inscrivait dans le cadre des procédures visant la rationalisation des dépenses et l’amélioration de la gestion de l’argent public.

La numérisation des marchés constitue « l’une des priorités du gouvernement » puisque elle revêt une « grande » importance en matière d’amélioration de la transparence et de la performance des dépenses publiques, a-t-il soutenu. « Se diriger vers la numérisation est consacré dans l’avant projet de loi fixant les règles générales des marchés publics qui sera présenté « dans les plus brefs délais à l’APN », a fait savoir M. Benabderrahmane.