ENIEM « au bord de l’asphyxie » et risque « une cessation d’activité »

Siège de la Direction générale de l'Entreprise nationale des industries électroménagères (ENIEM) à Tizi-Ouzou.

L’Entreprise nationale des industries de l’électroménagers (ENIEM), sise à Oued Aïssi, dans la wilaya de Tizi-Ouzou, est de nouveau dans le rouge.

Elle est « au bord de l’asphyxie financière », et risque « sous peu de retomber dans une cessation d’activité », rapportent ce lundi 23 août 2021 plusieurs médias citant un communiqué du syndicat de l’entreprise affilié à l’UGTA.

« Tout comme la Kabylie, aujourd’hui, notre entreprise est sinistrée », a indiqué le syndicat de l’entreprise dans le même communiqué, décrivant une entreprise « incapable d’assurer son approvisionnement en matières premières, a souligné le syndicat qui dénonce les promesses qui « tardent à prendre corps », regrettant que jusqu’à présent aucune solution concrète ne semble poindre à l’horizon ».
Les difficultés financières que connaît l’entreprise, « plutôt que de s’estomper, s’accentuent faute d’un renflouement conséquent à même d’impulser une réelle et pérenne relance d’activité », a indiqué le syndicat, affirmant que « le point zéro est atteint avec un épuisement total des stocks à la fois de la matière première et des produits finis ».

Interpellant pour la énième fois les pouvoirs publics sur la gravité de la situation de l’entreprise, le syndicat a indiqué que « la sortie de crise passe forcément par la mise en place d’un plan de sauvetage incluant l’octroi d’un crédit d’investissement conséquent à même de permettre à l’entreprise de rénover ses outils de production ».

Le syndicat de l’entreprise demande également « le gel du décret 20-313 fixant les conditions et modalités d’admission au bénéfice du régime fiscal préférentiel » pour donner à l’entreprise le temps nécessaire « d’atteindre le taux d’intégration fixé dans le décret », selon le même communiqué.

Pour sortir de cette crise dans l’immédiat, l’entreprise « a besoin d’un fonds d’exploitation d’au moins 3 milliards de dinars à l’effet de financer son cycle opérationnel », a indiqué le syndicat qui réclame par ailleurs l’effacement des dettes ou un moratoire pour libérer l’entreprise des contraintes inhérentes au service de la dette.