Scandale Pegasus : De nouveaux éléments confirmant l’implication du Maroc

Les soubresauts de l’opération d’espionnage Pegasus menée par le Maroc contre plusieurs personnalités médiatiques et politiques dans le monde, y compris des Algériens, continuent et n’a pas fini de livrer tous ses secrets.

Le journal français Le Monde, parmi les 17 rédactions internationales ayant révélé cette affaire, est revenu, hier mardi, avec de nouvelles révélations confirmant l’utilisation par le Maroc du logiciel espion Pegasus, développé par la société israélienne NSO Group, pour surveiller les journalistes et personnalités en France et ailleurs dans le monde, rapportent ce mercredi 28 juillet 2021, plusieurs médias.

En se basant sur une expertise effectuée par Le Security Lab d’Amnesty International, un laboratoire spécialisé dans l’analyse des logiciels d’espionnage, Le Monde a indiqué que les téléphones des journalistes et personnalités espionnés, 40 dont 15 en France, ont été effectivement infectés par le logiciel Pegasus, selon la même source.

Le journal français a indiqué que « les téléphones d’Apple. Les iPhones ont ceci de particulier qu’à chaque fois qu’un composant d’IOS, le logiciel qui les fait fonctionner, est lancé (par exemple pour prendre une photo ou envoyer un message), une trace est consignée dans la mémoire du téléphone ».

Il a précisé que « les experts du Security Lab d’Amnesty ont découvert dans cet historique des traces de composants qui n’ont pas été développés par Apple, totalement étrangers à IOS ».

« Dans certains cas le fonctionnement de ces composants étrangers s’accompagnait de l’exfiltration de données. Autrement dit, la preuve qu’un logiciel espion s’était activé sur ces téléphones », selon la même source.

Autre preuve confirmant l’existence de cette affaire d’espionnage de grande envergure, le journal le Monde affirme que « les traces retrouvées par Le Security Labo d’Amnesty International sur les téléphones ciblés par le Maroc sont similaires à celles découvertes par LookOut, une entreprise spécialisée dans la cybersécurité des appareils mobiles ».

Le laboratoire « y avait alors découvert les mêmes noms de composants aujourd’hui exhumés par Amnesty International. La preuve qu’il s’agit d’un seul et même logiciel espion : Pegasus ».