La propagation des infections au variant delta, n’a pas perturbé le marché pétrolier

Les fluctuations à la baisse des cours du pétrole observées durant la semaine écoulée, ont fait craindre une tendance durable à la baisse, mais la crainte a vite été dissipée par une reprise progressive des prix, qui gagnent chaque jour quelques dollars de plus. La crainte d’une nouvelle vague de coronavirus mutant, qui donne pourtant des signes inquiétants à travers le monde, ne semble pas avoir perturbé le marché pétrolier, qui continue à enregistrer une demande supérieure à ce que peut offrir la production mondiale actuelle.

L’engagement pris par le cartel OPEP d’augmenter l’offre de deux millions de barils/jour à partir du mois d’août prochain et jusqu’à la fin de l’année en cours,  n’a pour l’instant pas produit le déclic attendu sur le marché pétrolier international, qui continue à fonctionner comme si rien n’allait changer. La crainte due à l’annonce de l’OPEP n’a en effet duré que quelques heures lundi dernier. Les prix se sont aussitôt remis à grimper, sans doute sous l’effet de la réalité des chiffres d’une demande mondiale dopée par un retour de croissance, dans pratiquement tous les pays industrialisés et émergents. 
 
Une croissance forte et durable que le Fond Monétaire International a estimée à, au minimum 6%, pour cette année. De quoi rassurer les courtiers qui achètent sans rechigner, certains de rentabiliser leurs cargaisons!
Si elle suscite effectivement une réelle inquiétude pour les États, la  propagation des infections par les mutants du covid-19 comme le virus Delta, les courtiers rassurés par leurs carnets de commandes bien remplis, ne semblent pas du tout s’en préoccuper pour l’instant.

La hausse tendancielle des cours du pétrole pourrait même s’intensifier dans les semaines à venir, sous l’effet de la reprise économique mondiale et de l’espoir suscité par les campagnes de vaccination anti Covid-19 qui seraient, affirmes des experts,  efficaces contre tous les mutants,  y compris, le variant Delta qui suscite le plus d’inquiétude en raison de sa propagation rapide.

Les cours du l’or noir ont de ce fait bondi de quelques cents, entre lundi dernier et aujourd’hui vendredi 23 juillet 2021, pour atteindre  74,03 dollars pour le Brent mer du nord et 72,01 dollars pour WTI. Ils ont tout deux gagné environ 1% en l’espace de trois jours. Plus léger le pétrole algérien (Sahara Blend) valait environ 2 dollars de plus que le Brent, soit prés de 76 dollars le baril.

Les experts continuent à croire que cette hausse tendancielle, qui touche à toutes les variétés d’hydrocarbures, ira crescendo pour atteindre vraisemblablement 80 dollars le baril de brent, d’ici la fin de l’année. Ils se basent évidemment sur la volonté de relance économique dont font preuve les pays les plus industrialisés, qui n’ont pas hésité à investir des sommes colossales (1900 milliards de dollars pour les USA, 1400 milliards d’euros pour l’Europe) pour remettre sur rails leurs économies gravement fragilisées par la pandémie de coronavirus.  

Cette « pluie » de dollars et d’euros est de nature à doper, aussi bien, les investissements, que la consommation, ce qui se traduira fatalement par une forte demande en hydrocarbures, que la production mondiale actuelle, ne pourra pas satisfaire en totalité. Ce qui conforte la thèse des experts qui tablent sur un pétrole de plus en plus cher, jusqu’à ce que les productions cumulées d’énergies fossiles et  renouvelables, soient à la hauteur des exigences de la demande mondiale d’énergies. Des exigences qui ne pourraient évidemment être satisfaites qu’à très long terme. Les gros producteurs d’hydrocarbures ont donc encore de beaux jours devant eux. Ceux qui, comme l’Algérie, commercialisent de moins en moins de pétrole et de gaz, ne tireront évidemment pas grand profit.