Six PME privées préparent leur entrée à la Bourse d’Alger

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Le président de la Commission d’organisation et de surveillance des opérations de Bourse (Cosob), Abdelhakim Berrah, a fait savoir, ce mardi à Alger, que six petites et moyennes entreprises (PME) du secteur privées se préparent actuellement pour une introduction prochaine dans la Bourse d’Alger, en vue de lever des fonds pour financer leurs projets d’investissements.

Les six entreprises se préparent à une entrée en Bourse dans le cadre d’un appel à l’épargne public devant permettre de financer leurs projets d’investissements, a précisé M. Berrah, en marge de la cérémonie de clôture de la troisième édition de la compétition « Algeria Start-up Challenge ».

« Dès que le contexte général le permet, notamment une fois que la pandémie de Covid-19 sera dépassée, nous allons introduire les six entreprises qui ont presque finalisé le processus de leur adhésion au marché boursier », a souligné le président de la Cosob, dont les déclarations ont été rapportées par l’agence officielle APS. Il a ajouté que les montants qui seront sollicités par ces entreprises vont permettre aussi d’entreprendre un travail « pédagogique » en impliquant les ménages dans la lutte contre l’informel.

« Le processus d’introduction en Bourse des entreprises algériennes a connu un retard à cause des effets de la crise sanitaire », a expliqué le président de la Cosob, assurant que « les sociétés ont fait face à d’énormes difficultés depuis une année et demi à telle enseigne que des réunions et des conférences importantes n’ont pas pu se tenir suite aux mesures de lutte décrétées par les autorités contre la pandémie ». « Nous souhaiterions que la situation sanitaire s’améliorera en septembre prochain pour relancer les projets engagés », a-t-il déclaré.

Lancement du laboratoire de la finance « FinLab »

Par ailleurs, M. Berrah a annoncé le lancement du laboratoire de la finance « FinLab » qui sera actif officiellement dans les prochains jours, et ce, dans l’objectif de développer un « écosystème favorable à l’économie de la connaissance ». Il s’agit d’un « accélérateur » créé par la Cosob, « Algeria Venture » et des compagnies d’assurances publiques et qui dépendra du ministère délégué de l’Economie de la connaissance et Start-up, a-t-il expliqué.

Ce laboratoire sera élargi à d’autres acteurs notamment privés, pour développer toutes les applications et technologies appliquées relatives à la finance, a précisé M. Berrah, assurant que le secteur de la finance est une des « industries les plus développées et qui nécessite un travail permanent avec les jeunes porteurs de projets ».

La Cosob est partenaire du programme « Algeria Start-up Challenge », une compétition dédiée à l’entrepreneuriat innovant en Algérie et pour laquelle plus de 950 projets ont été reçus depuis son lancement 2018.

Trois projets innovants dans le domaine de la finance primés

Lors de la cérémonie de clôture de la troisième édition du programme « Algeria Start up Challenge », trois projets innovants dans le domaine des technologies de la finance réalisés par des start-up ont été désignés lauréats de cette édition. La cérémonie a été marquée par la présence notamment des dirigeants d’entreprises publiques, de compagnies d’assurances et d’établissements bancaires, ainsi que de responsables d’institutions économiques.

Ainsi, le comité de jury présidé par Abdelhakim Berrah, président de la Commission d’organisation et de surveillance des opérations de la Bourse (COSOB) a sélectionné à l’occasion d’une séance de présentation et d’audition trois projets innovants pour trois thématiques différentes en rapport avec le monde de la finance.

Il s’agit de la thématique « Insurtech », pour laquelle le choix du jury a porté sur la solution « Amentech », qui propose aux assureurs un service de dématérialisation du guichet de l’assurance sinistre et qui permet aux souscripteurs d’assurance automobile de faire leur constat en ligne juste après leur accident en joignant photos et témoignages sur le sinistre.

S’agissant de la thématique « Fintech », c’est la solution de GCM (Global Cash Management) qui a gagné les faveurs du comité de sélection. Cette application offre aux commerçants des microcrédits à travers des contrats de vente à tempérament à des acheteurs recrutés, identifiés et acceptés par GCM.

Quant à la thématique « Regtech » qui représente les acteurs qui gravitent autour de la réglementation financière, le jury a opté pour la solution « Moustachari » une plateforme spécialisée dans les services juridiques permettant la gestion et suivi des cabinets, des maitre-avocats, des huissier de justice et des notaires.

Depuis son lancement en mars dernier, cette compétition a vu l’inscription initiale de 55 projets, dont 27 start-up versées dans le domaine de la finance (Fintech), 13 dans le domaine de l’assurance (Insurtech) et 14 start-up qui touchent à la digitalisation des activités réglementaires et de conformité (Regtech et Risk Management).

Le jury est constitué, quant à lui, d’experts dans ces domaines qui ont sélectionné au départ à 24 start-ups. Celles-ci ont passé une deuxième phase de sélection en bénéficiant d’un programme d’accompagnement de 3 semaines qui a débouché enfin sur l’élection de 9 finalistes (trois start-up dans chaque domaine).   

Intervenant à l’issue de cette cérémonie de clôture, le président de la Cosob, M. Berrah a souligné que « ces projets sélectionnés seront accompagnés par les entreprises publiques afin de leur trouver des financements, voire même pour des prises de participations en vue de concrétiser ces solutions et de les intégrer ».

Algérie-Eco avec APS