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Le pétrole poursuit son repli, inquiet de la stratégie des Emirats

Les cours du pétrole ont poursuivi leur recul mercredi, dans un marché nerveux qui s’inquiète de la stratégie des Emirats arabes unis, en rupture avec les autres membres de l’Opep et leurs alliés de l’Opep+.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre a terminé à 73,43 dollars à Londres, en baisse de 1,1 dollar et de 1,47%.

A New York, le baril de WTI pour le mois d’août a cédé 1,17 dollar ou 1,59%, à 72,20 dollars.

Après avoir atteint mardi 76,98 dollars, un plus haut depuis novembre 2014, le baril de West Texas Intermediate a ensuite abandonné plus de 5 dollars, jusqu’à 71,12 dollars, avant de se reprendre en cours de séance mercredi.

Le marché est toujours préoccupé par l’inflexibilité des Emirats arabes unis, qui ont fait échouer les négociations menées par les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) réunis avec leurs alliés au sein de l’accord OPEP+.

Mercredi, le Wall Street Journal, citant des sources proches des Emirats, a indiqué qu’Abou Dhabi entendait désormais écouler le maximum d’or noir tant que la demande et les cours sont encore soutenus afin de financer sa diversification énergétique. « Personne ne sait si c’est une tactique ou s’ils sont prêts à quitter l’OPEP« , a commenté Phil Flynn, du cabinet Price Futures Group, « mais c’est pour cette raison qu’on a eu ce fléchissement. L’incertitude fait baisser les prix.« 
« Pour l’instant, on navigue à vue« , a ajouté le courtier, même si le marché « pourrait rebondir un peu avec les stocks » hebdomadaires de pétrole brut aux États-Unis, indicateur publié jeudi par l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA).

D’après lui, la rumeur fait état d’une chute plus importante que prévu de ces réserves, ce qui soutiendrait les cours. Le consensus établi par Bloomberg table sur une baisse de quatre millions de barils mais certains s’attendent au double, selon Phil Flynn.

Mercredi, un rapport de l’EIA a indiqué que l’agence s’attendait à ce que la hausse de la production de brut dans le monde dépasse la consommation au second semestre 2021, permettant de reconstituer les stocks tout en maintenant les prix à un niveau similaire aux cours actuels, autour de 72 dollars le baril pour le Brent.

En 2022, l’agence prévoit que la production s’accélère encore, au point de faire baisser les prix.

Afp

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