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Dr Berkani : « L’arme destructrice face au coronavirus est la vaccination mais nous avançons à petits pas »

Le membre du Comité scientifique du suivi de la pandémie Covid-19, Dr Mohamed Bekkat Berkani a déclaré aujourd’hui qu’il faut impérativement comprendre que l’arme destructrice face au coronavirus est la vaccination. « Sur ce registre, nous avançons à petits pas », déplore l’invité de la rédaction tout en regrettant les réticences citoyennes à ne pas se faire vacciner et d’exclure l’idée qu’« il n’y a pas de mauvais ou de bon vaccin ». « Sur ce, Il y a un déficit dans la communication », constate-t-il.

Intervenant sur les ondes de la radio chaine 3, il ajoute que, producteurs ou utilisateurs de vaccins doivent avoir cette latitude de se procurer le vaccin pour la sécurité de tous surtout que les pauvres ne peuvent, pour des raisons économiques, se le procurer.

Selon l’intervenant, les relations dans le monde sont devenues très économiques, il est clair que les laboratoires développés font aujourd’hui du profit une arme économique, voire un outil de pression, et par ricochet le monde a changé même pour la santé devenue plus financière.

Heureusement, se réjouit-il, que les pays producteurs commencent à se rendre conscient de ce dilemme et qu’ils affichent, désormais, intérêt et la pensée que l’ensemble de l’humanité soit protégé sans discrimination, allusion faite aux positions des uns et des autres exprimées au sommet du G20 actuellement en cours à Matera en Italie.

S’exprimant sur la mission du ministère de l’industrie pharmaceutique à l’ère où l’Algérie, paye en temps de crise économique avec une facture qui frôle les 4 milliards de dollars, l’orateur considère que le ministre chargé de l’Industrie pharmaceutique, Benbahmed ( président de l’Ordre des pharmaciens) est nommé à juste titre à ce poste pour « donner une substance et une contenance à cette industrie » afin d’assurer une soit-disant « autonomie en fabricant 50% de nos besoins en médicament et en vaccin ».

« Il est grand temps de garantir son indépendance médicamenteuse sur le volet des maladies chroniques et le covid », estime l’orateur.

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