AccueilAfriqueUne trentaine de dirigeants appellent à un "New Deal" pour l'Afrique

Une trentaine de dirigeants appellent à un « New Deal » pour l’Afrique

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Un véritable « New Deal » doit être lancé pour permettre à l’Afrique de surmonter la crise du Covid-19 et d’éviter d’être distancée par les autres continents, demandent une trentaine de dirigeants dans une tribune publiée mercredi par Le Monde.

Cet appel a été initié par les présidents français Emmanuel Macron, sénégalais Macky Sall, rwandais Paul Kagame, et sud-africain Cyril Ramaphosa. Il est cosigné par 27 autres dirigeants européens et africains, comme ceux de Côte d’Ivoire, de Tunisie et d’Egypte, mais aussi les princes héritiers saoudien et émirati Mohammed Ben Salman et Mohammed Ben Zayed. « Si le choc sanitaire est à ce jour mieux maîtrisé (en Afrique) qu’ailleurs, il pourrait cependant y être plus durable, profond et déstabilisateur pour l’ensemble de la planète », avertissent-ils. « Alors que le Fonds monétaire international (FMI) estime que les pays africains auront besoin de 285 milliards de dollars (234 mds d’euros] de financements additionnels d’ici à 2025, il n’existe ni plan de relance, ni mécanisme de création monétaire en vigueur pour mobiliser de telles ressources », s’inquiètent-ils. De ce fait, « l’Afrique ne lutte pas à armes égales face à la pandémie ».

Si des efforts ont été engagés pour la vaccination, notamment avec le programme Covax, « un investissement massif » est nécessaire « dans la santé, l’éducation et la lutte contre le changement climatique » en Afrique, selon la tribune. Qui appelle à « sanctuariser ces dépenses sans remettre en cause celles de sécurité et le financement des infrastructures, et sans retomber dans un nouveau cycle de surendettement ».

Il s’agit, en mobilisant l’ensemble de la communauté internationale, d' »aller plus loin » que le sommet sur le financement des économies africaines qui s’est tenu le 18 mai à Paris avec des promesses d’engager des discussions autour des « Droits de tirage spéciaux » du FMI. L’objectif est de parvenir à « 100 milliards de dollars au bénéfice du continent africain et d’autres pays vulnérables », selon les signataires de la tribune, qui entendent porter le débat au sommet du G7 qui s’ouvre le 11 juin en Grande-Bretagne.

Afp

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