Demande pétrolière mondiale : les prévisions sombres de Goldman Sachs

La banque américaine Goldman Sachs a annoncé dans un rapport s’attendre à ce que la demande mondiale en hydrocarbures soit « anémique » à partir de 2025, a rapporté, hier vendredi, le site spécialisé Oil Price.

Les politiques gouvernementales conduisant à des gains d’efficacité plus élevés et à des émissions réduites ont eu la plus forte incidence sur la demande de transport routier », ont déclaré les analystes de Goldman dans le rapport.

«La pétrochimie deviendra la nouvelle charge de base pour la demande de pétrole, tirée par la croissance économique et la hausse de la consommation, en particulier dans les marchés émergents.», selon le même média.

Le secteur des transports est le plus gros consommateur de pétrole brut, mais l’adoption plus large des voitures électriques sapera la demande, selon Goldman Sachs, et pourrait culminer d’ici 2026. Quant à un retour de la demande aux niveaux pré-pandémique, cela ne se produira pas du tout, selon la banque d’investissement.

À court terme, cependant, Goldman est plutôt optimiste sur le pétrole. La banque a déclaré plus tôt ce mois-ci qu’elle s’attendait à un fort rebond de la demande de pétrole au cours de l’été, notant que cela obligerait l’OPEP à relâcher davantage ses contrôles de production et à ramener 2 millions de barils/jour supplémentaires au troisième trimestre, explique le même média.

Étant donné que l’Iran prévoit d’augmenter sa propre production de autant de barils par jour, le cartel devra peut-être maintenir les plafonds, toutes choses étant égales par ailleurs, selon la même source.

Du côté des prix, Goldman s’attend à ce que le Brent atteigne 75 $ le baril au troisième trimestre grâce au retour de la demande et à l’amélioration des perspectives économiques mondiales tirées par la relance gouvernementale, notamment aux États-Unis.