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112e vendredi du Hirak : nouvelles marches à Alger et dans d’autres villes du pays

Des milliers d’algériens sont descendus, ce 9 avril 2021, dans les rues en Algérie pour le 112e vendredi de mobilisation populaire dans le cadre du mouvement « Hirak ».

En plus de la capitale Alger, les manifestations ont eu lieu dans plusieurs autres villes du pays : Oran, Tizi-Ouzou, Béjaïa, Bouira, Mila, Sétif, Constantine, Skikda… D’après les images et vidéos partagées sur les réseaux sociaux.

Les manifestants ont réitéré les revendications du Hirak à savoir : le changement radical su système, un Etat de droits, une Algérie libre et démocratique, « Etat civil et non militaire ». Ils ont surtout mis en garde contre les tentatives de division. Ils ont dénoncé la répression contre les activistes du Hirak et ont réclamé la libération des détenus d’opinion. Ils ont également exprimé leur rejet des élections législatives prévues le 12 juin prochain.

A Alger, la manifestation a débuté juste après la fin de la prière du vendredi. Vers 14h00, des milliers de manifestants ont commencé à se diriger vers le centre-ville de la capitale. Les manifestants arrivaient notamment des quartiers de Bab El Oued, Didouche Mourad…

Pour empêcher de filmer les foules qui arrivent de Bab El Oued via la rue Asselah Hocine, des fourgons de police ont été stationnés tout au long de la rue Mustapha Ben Boulaid. Les protestataires, qui ont défilé à travers les principales rues d’Alger-Centre, ont repris des slogans tels que : « Etat civil et non militaire », « le peuple veut l’indépendance », « Y en a marre de ce pouvoir ».

Plusieurs manifestants ont brandi des pancartes sur lesquelles on peut lire : « Oui pour le changement radical », « Oui pour la liberté de manifestation », « Oui pour l’indépendance de la justice », « Oui pour la liberté de circulation », « Oui pour la transition démocratique », « Oui pour le pacifisme et le multipartisme », « Pour l’ouverture des médias », « Non à la criminalisation de la manifestation », « Non à la torture », « pas d’élections avec les bandes », « Non à la continuité du système », « Non à la division du Hirak »…

Une grande banderole a été déployée et sur laquelle on peut lire : « 112, vendredi de l’unité. Il est temps de réaliser les revendications du peuple ».

Crédit photo : journaliste Mahrez Rabia.

Plusieurs manifestants ont brandi ou porté des T-shirts sur lesquels apparait le portrait de Mohamed Tadjadit, surnommé « poète du Hirak », et qui a été placé avec quatre activistes en détention provisoire par le juge d’instruction près le tribunal de Sidi Mhamed à Alger. Ils ont été arrêtés dans le cadre de l’affaire du mineur de 15 ans S.C. qui a accusé des policiers d' »agression sexuelle » dans un commissariat après son interpellation lors d’une tentative de marche à Alger samedi dernier.

Crédit photo : journaliste Mahrez Rabia.

D’autres manifestants ont dénoncé les médias notamment les chaînes de télévision publique et privées. Ces médias ne couvrent plus les marches du Hirak depuis au moins la deuxième moitié de l’année 2019.

Crédit photo : journaliste Mahrez Rabia.

 

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