Algériens bloqués à l’aéroport de Paris : l’ambassadeur d’Algérie en France s’exprime

Six Algériens toujours bloqués à l'aéroport de Roissy

L’ambassadeur d’Algérie en France, Mohamed Antar Daoud, s’est exprimé, ce mercredi 7 avril 2021, sur le cas des ressortissants algériens, résidents au Royaume-Uni, bloqués depuis fin février dernier à la zone internationale de l’aéroport de Roissy de Paris en France, et la fermeture des frontières de l’Algérie qui dure depuis le mois de mars de 2020.

Ces ressortissants algériens au nombre de 27 sont bloqués après la suspension de l’Algérie des vols de rapatriement en raison de l’apparition du variant britannique et sa détection en Algérie le 25 février dernier.

Dans une interview accordée à la chaîne Canal Algérie, l’ambassadeur d’Algérie en France a indiqué que ces ressortissants ont été informés de l’annulation des vols et ils sont arrivés pratiquement à la fin des vols de rapatriement. « Ces vols de rapatriement ne les concernent pas. Ces vols de rapatriement concernent les gens munis d’un passeport établi en Algérie, or, il s’agit de ressortissants établis en Grande-Bretagne », a-t-il dit, en indiquant qu’on leur a fait des propositions pour retourner en Grande-Bretagne et Air Algérie paiera leurs billets et l’excédent des bagages. « Ils s’entêtent à rester en zone internationale. Ils s’assument ils assument, tout simplement », a-t-il déclaré.

« La décision du président de la République de fermer les frontières, tient d’abord lieu de recommandations du conseil scientifique, qui a dit :  »faites attention, nous avons déjà deux cas du variant anglais », et en aucun cas, on ne pourra mettre en danger la vie de 45 millions d’algériens pour 25 personnes qui veulent rester en zone internationale. Vous pensez que c’est quelque chose qui honore notre pays en voyant des ressortissants s’entêter à venir dire voilà il y a une épreuve de force avec l’Etat algérien? (…) C’est par précaution pour notre peuple », a-t-il dit. Selon lui : « La fermeture des frontières est loin d’être une sanction mais elle uniquement une protection », a-t-il ajouté. 

Le diplomate a rappelé que l’Algérie est « le seul pays au monde à avoir rapatrié ses ressortissants et à les avoir pris en charge, durant 15 jours, dans des hôtels étoilés ». « Ce qui n’était pas le cas de beaucoup d’autres pays nettement plus développés », a-t-il dit d’une part, et d’autre part, il a précisé : « Il s’agit bien de vols de rapatriement, ceux-ci concernent les ressortissants algériens qui sont venus d’Algérie avec un passeport établis en Algérie, munis d’un visa et titulaire d’un test PCR. Malgré cela, on a tenu compte des décès et on a laissé partir des gens résidents », a-t-il encore dit.

« Nous sommes l’un des rares pays au monde, à avoir aujourd’hui, avec la Chine, un taux de contamination  deux chiffres. La preuve, est que cette fermeture des frontières a eu un impact positif. Il y a beaucoup de wilayas aujourd’hui en Algérie où le couvre-feu n’est plus de mise. Il doit y en avoir 9 wilayas où le couvre-feu est établi de 23h00 du soir jusqu’à 4h00 du matin », a-t-il souligné.

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