L’armée américaine commande à Microsoft des casques de réalité augmentée, un énorme contrat

L'armée américaine commande à Microsoft des casques de réalité augmentée, un énorme contrat

L’armée américaine a annoncé mercredi la signature d’un volumineux contrat de près de 22 milliards de dollars avec Microsoft pour la fourniture de casques de réalité augmentée aux forces de combat rapproché.

Le système IVAS ou Système intégré d’augmentation visuelle, que Microsoft développe avec l’armée depuis trois ans, représente une commande de 21,8 milliards de dollars sur dix ans, a indiqué le ministère américain de la Défense. Un premier contrat porte sur cinq ans, renouvelable cinq ans.

Ce dispositif intègre les lunettes à réalité augmentée HoloLens, déjà dans le commerce, à des services d’informatique à distance (le « cloud »). « Il fournit aux forces de combat une meilleure appréciation de la situation, permet le partage d’informations et la prise de décisions dans une variété de scénarios », a indiqué Alex Kipman, un responsable technique de Microsoft dans un blog.

« Cette commande fait passer l’IVAS au stade de production et de mise en service rapide pour fournir des capacités de nouvelle génération pour la vision nocturne et la connaissance d’une localisation aux forces de combat rapproché », a indiqué un communiqué du ministère de la Défense.

Un écran monté sur un casque, utilisé par les soldats sur le terrain et à l’entraînement, tire parti des capteurs pour la vision nocturne et thermique pour prendre des décisions tactiques et engager des cibles, a indiqué le ministère de la Défense. Des cartes et des informations peuvent être projetées dans les lunettes.

Ce contrat resserre davantage les liens entre le géant de la technologie, basé à Redmond dans l’Etat de Washington, à l’ouest des Etats-Unis, et l’armée américaine.

En septembre, le Pentagone avait maintenu son choix d’attribuer son méga-contrat de « cloud », d’un montant de 10 milliards de dollars, à Microsoft et non à Amazon, malgré les protestations du géant du commerce en ligne, qui a accusé l’ancien président Donald Trump de favoritisme et a contesté la décision en justice.

Afp

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