En présence des ministres, Boumzar, Cherhabil et Yacine Oualid  : Lancement du salon ICT Maghreb en grande pompe

En présence des ministres, Boumzar, Cherhabil et Yacine Oualid  : Lancement du salon ICT Maghreb en grande pompe

Le salon ICT Maghreb sur les technologies de l’information et de la communication a été inauguré hier en présence de plusieurs personnalités, notamment du ministre de la Poste et des Télécommunications, Brahim Boumzar, du ministre de la Numérisation et des Statistiques, Hocine Cherhabil et  du ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de l’Economie de la connaissance et des Start-up, Yacine Oualid.

 Après le lancement du salon de l’électricité et des énergies renouvelables voici maintenant le tour du salon ICT Maghreb. Ce dernier, s’est ouvert ce matin et se déroule actuellement au palais de la culture Moufdi Zakaria. Ce salon dédié aux technologies de l’information et de la communication se déroulera sur trois jours.

Comme l’ont expliqué les organisateurs du salon, 5000 visiteurs professionnels sont attendus. L’événement compte 100 exposants dont les principaux acteurs du secteur des technologies de l’information et de la communication.

Afin que l’inauguration du salon se déroule dans les meilleures conditions possibles tout a été mis en place par les organisateurs qui n’ont pas lésiné sur les efforts. C’est d’ailleurs, ce matin que l’inauguration s’est déroulée en présence de trois ministres, M. Boumzar, M. Cherhabil et M. Oualid Yacine.

Boumzar lance officiellement l’événement

Comme le salon a pour thème les technologies de l’information et de la communication, c’est donc logiquement que le ministre de la Poste et des Télécommunications a été choisi afin de lancer le salon officiellement. Après une cérémonie qui s’est déroulée dans la salle de conférences du palais de la culture Moufdi Zakaria, ou les trois ministres ainsi que certains intervenants ont pris la parole, Brahim Boumzar a coupé le ruban pour signifier le lancement de l’événement. Le ministre de la poste et des télécommunications a déclaré : « Je suis heureux de lancer le salon des technologies de l’information et de la communication ICT Maghreb dans sa première édition. Notre parrainage de ce salon avec le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de l’Economie de la connaissance et des Start-up, démontre notre réelle volonté dans ce qui a été tracé par le gouvernement. La numérisation est devenue un élément important pour développer l’économie. Même si on a réussi à faire de grands pas en avant ce n’est pas encore suffisant et on doit aller de l’avant. » il a ensuite continué en donnant un exemple : « Les utilisateurs d’internet ont augmenté de 16% cette année par rapport à l’année précédente, donc plus de trois millions de nouveaux utilisateurs. Le domaine des technologies de l’information et de la communication donne beaucoup de possibilités pour l’investissement et un point très important qui malheureusement n’a pas trouvé d’investisseur est celui du Cloud computing. C’est une bonne solution pour stocker les données et les consulter à travers internet en remplacement des anciennes méthodes. »

Hocine Cherhabil et Yacine Oualid rencontrent les exposants

Même si le ministre de la poste et des télécommunications a quitté l’événement juste après l’inauguration, cela n’a pas empêché, le ministre de la Numérisation et des Statistiques et le ministre délégué chargé des start-up de rencontrer les exposants en faisant le tour du salon. Hocine Cherhabil et Yacine Oualid, ont pris deux heures à faire le tour des stands afin de parler aux exposants qui étaient majoritairement des jeunes. Certains de ces derniers, ont profité de l’occasion afin d’exposer leurs projets et ainsi se faire connaitre à travers ce salon.

Cherhabil : « Aujourd’hui il y a lieu de passer d’un état administratif à un état numérique »

Le ministre de la Numérisation et des Statistiques s’est exprimé après avoir visité les stands et a déclaré : « Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la constitution d’une conscience citoyenne et d’une culture du numérique. Moi-même en visitant les stands je découvre beaucoup de choses, et je prends conscience que finalement la numérisation n’est pas une affaire de matériel ou de technologie, mais c’est une affaire aussi de sensibilisation et de familiarisation avec les techniques. »

M. Cherhabil a indiqué : « Je me réjouis que ce salon soit dominé par des jeunes. Il y’a une présence très forte de jeune et je me réjouis aussi que cette initiative ouvre de nouvelles perspectives en matière de numérisation. »

Répondant à la question de ce qui bloque la numérisation en Algérie, le ministre de la Numérisation et des Statistiques a répondu : « Ce qui bloque c’est bien évidemment les mentalités. C’est-à-dire, nous avons une administration qui est classique et aussi au niveau des formations des fonctionnaires, des références à l’administration bureaucratique. Aujourd’hui il y’a lieu de passer d’un état administratif à un état numérique en termes de facilitation de financement, de facilitation des procédures et aussi d’allégement des autorisations. Je crois que l’ensemble de ces initiatives permettrait d’aller progressivement vers une amélioration en la matière. » Il a ensuite conclu : « Cela fait partie de notre stratégie. Nous sommes un nouveau ministère, nous sommes en train d’élaborer une politique nationale de numérisation, nous travaillons dans le cadre de quelques axes de réflexion, tels que l’actualisation de la réglementation, les financements et aussi l’organisation des ministères pour donner beaucoup plus au numérique et former des ressources humaines en la matière et aller sereinement vers plus de numérisation et une simplification des procédures. »  

Yacine Oualid : « L’Algérie ambitionne de se positionner comme un véritable pôle de l’innovation en Afrique »

Le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de l’Economie de la connaissance et des Start-up s’est lui aussi exprimé et a déclaré : « Je suis heureux de me retrouver parmi-vous aujourd’hui dans cette première édition de ce salon. L’Algérie aujourd’hui est devant de grands challenges, celui de la numérisation, de la transition énergétique et face au passage d’un ancien modèle économique qui était construit sur l’exportation de produits qui n’apportaient pas une grosse plus-value à un modèle économique qui sera plus durable et qui reposera sur la jeunesse algérienne et qui a déjà prouvé à plusieurs reprises qu’elle était à la hauteur en ce qui concerne les nouvelles technologies. »  

« L’Algérie ambitionne de se positionner comme un véritable pôle de l’innovation en Afrique. L’Algérie est également la porte vers le marché non négligeable de l’Afrique et celui aussi de la région MENA.» a conclu M. Yacine Oualid.