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Accès aux archives : La réaction de l’Algérie

Après la reconnaissance par Emmanuel Macron de la responsabilité de la France dans l’assassinat de l’avocat Ali Boumendjl, le président français a fait, mardi dernier, un geste vers la réconciliation mémorielle entre l’Algérie et la France, en facilitant l’accès aux archives classifiées de plus de 50 ans, notamment celles sur la guerre d’Algérie, comme le préconisait le rapport de l’historien Benjamin Stora.

Le directeur général des archives nationales et conseiller chargé des archives de la Mémoire nationale, Abdelmadjid Chikhi, a qualifié la décision du président français de «très positive».

Dans une déclaration faite, hier mercredi, à l’agence officielle, M. Chikhi a estimé : « c’est une ouverture s’il y a un suivi permettant de la mettre en application assez largement et qui permettrait particulièrement aux chercheurs Algériens d’accéder à ces documents ».

Il a souligné que cette ouverture intervient en réponse à une « action de la famille universitaire française qui avait envoyé des pétitions au président français lui demandant d’ouvrir les archives et surtout la levée des restrictions qui avaient été faites concernant ce qu’ils appellent secret-défense. »

« Ce que nous pouvons dire pour l’instant c’est que l’accès sera un peu plus ouvert, surtout que la période concernée est une période très importante pour l’histoire de l’Algérie. Elle se situe entre les années 1920 et 1970 », a-t-il précisé , notant que cette période a connu « la gestation du mouvement national. »

M. Chikhi a estimé que cette décision sera de nature à « écourter sensiblement les délais d’attente liés à la procédure de déclassification, s’agissant notamment des documents relatifs à la Guerre de libération nationale ».

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