Affaire GB Pharma : La Cour d’Alger confirme le verdict contre Ouyahia et Sellal

Affaire GB Pharma : La Cour d'Alger confirme le verdict contre Ouyahia et Sellal

La Cour d’Alger a confirmé le verdict prononcé contre les deux anciens premiers ministres Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal et l’ancien ministre Abdelghani Zaalane, poursuivis dans l’affaire GB Pharma, une filiale du groupe Condor, et le financement occulte de la campagne pour les présidentielles annulées en avril 2019, rapporte, ce dimanche 21 février 2021, la Radio nationale.

En novembre dernier, le tribunal de première instance de Sidi M’hamed a prononcé une peine de cinq ans de prison ferme contre Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, tandis que l’ancien ministre des Transports et des Travaux publics et directeur de campagne de l’ancien président, Abdelghani Zaalane, a été acquitté.

Les frères Benhamadi sont également poursuivis pour avoir contribué au financement de la campagne électorale de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika via un compte bancaire qui a été ouvert spécifiquement pour recevoir des contributions financières de partis non liés à la campagne électorale.

Ouyahia et Sellal ont été poursuivis dans cette affaire pour avoir accordé des privilèges injustifiés au groupe Condor et ses succursales, y compris des facilitations pour mettre en place une usine pharmaceutique «GB Pharma», en plus d’abus d’influence dans la conclusion d’accords avec l’opérateur public de téléphonie mobile « Mobilis ».

Ouyahia et Sellal ont nié les chefs d’inculpation

Lors de son audition, Abdelmalek Sellal a nié en bloc tous les faits retenus contre lui, affirmant qu’il n’avait « aucun lien, ni de près ni de loin, avec l’affaire de la Spa Gp Pharma ».

Il a expliqué que cette société « a conclu son contrat de concession et a obtenu un espace pour la réalisation d’une unité d’industrie pharmaceutique dans la nouvelle ville de Sidi Abdallah, alors qu’il n’était pas encore à la tête du gouvernement ».

Ahmed Ouyahia a également nié toute implication dans cette affaire, arguant que ces questions concernent d’une manière directe les collectivités locales, à leur tête la wilaya, et non pas la Chefferie du gouvernement ».

MDI Alger