Cinq opérateurs privés signent un protocole d’accord pour le développement des énergies renouvelables

Cinq operateurs algériens  signent un protocole d’accord pour le développement des énergies renouvelables

Dans l’optique de rendre l’investissement privé plus visible, la MDI business School, a abrité ce dimanche, la cérémonie de signature de contrat entre cinq opérateurs du secteur des énergies renouvelables.

Une initiative inédite en Algérie, qui a réuni les sociétés ZERGOUN GROUP, SPS, MILTECH, OZGUN et NERTA SOLAR ALGERIE réunies dans les locaux de MDI pour la signature d’un protocole d’accord concrétisant ainsi une démarche commune visant à mettre en avant l’industriel et d’ingénierie dont dispose déjà notre pays d’un côté et pour répondre aux orientations clairement affichées par les pouvoirs publics en termes de transition et de sécurité énergétique. 

Il s’agit d’un consortium d’entreprises essentiellement orienté vers la valorisation de la chaine d’un projet photovoltaïque, et ce de l’engineering, à la fourniture du matériel nécessaire (panneaux photovoltaïques, structure porteuses,) disponible localement et à l’international, en passant par le génie civil et la construction. Ces cinq opérateurs, aux métiers complémentaires, disposent de l’ensemble de l’expertise nécessaire à la construction d’une centrale solaire. Tour à tour, les opérateurs, se sont succédé lors de cette cérémonie, pour présenter le projet et insister sur l’importance de relancer les programmes de l’Etat dans ce domaine, dans le but de conférer aux efforts consentis par les opérateurs, l’essor souhaité, et notamment, une continuité à leurs projets.   

L’expert en EnR, Dr Mouloud BAKLI est longuement revenu sur les voies de financement des énergies renouvelables, indiquant : « il est impératif de développer une élite de la structuration et l’ingénierie financière. Les EnR c’est 95% de compétences dans le financement la compétence technologie est très minoritaire c’est une commodité. Sans maîtrise de ce volet critique, il n’y aura pas de Bancabilité et donc pas d’énergies renouvelables. »

Réagissant sur le même sujet, M. Salah Abdessamad, considère : « Le sort de ce consortium et de ces entreprises relève de la volonté de l’Etat, qui est présente, mais dont l’application sur le terrain tarde à venir. Par ailleurs, il faut savoir que le financement des projets d’énergie renouvelables, requiert, et ce dans tous les pays du monde, un concours bancaire spécifique. Il ne s’agit pas de CMT de la formule classique, mais d’un accompagnent structuré du financement. Sachant que les opérateurs, ont investi des sommes colossales pour mettre des unités de production sur pied, et leurs busines planes se distinguent complètement des autres operateurs ». La problématique est de taille dans la mesure, ou elle met en avant les capacités réelles que recèlent les opérateurs, pour prendre en charge n’importe quelle demande publique, pour peu que les mécanismes de financement soient mis en place.

Parmi les intervenants, Monsieur DZIRI, CEO de la société NERTA SOLAR (une joint-venture Algéro-Espagnole) a fait savoir : « Cette initiative est mûrement réfléchie car elle permet de créer une synergie entre les acteurs locaux pour prendre en charge les futurs projets du gouvernement en matière de développement des capacités nationales.» De son côté Monsieur Rahmoun ZERGOUN qui a déjà investi dans une usine de fabrication de panneaux solaires dernière génération a « mis en avant l’idée d’une filière industrielle à même de créer des milliers d’emplois pour les jeunes et surtout d’économiser de surcroit notre consommation locale en ressources gazières ».

Le directeur de MILTECH, entreprise qui a investi elle aussi dans la production des panneaux solaires va dans le même sens en rappelant que « la filière industrie du renouvelable existe et qu’elle est capable de répondre aux sollicitations du gouvernement à condition de revoir certains dispositifs comme la taxation de la matière première et les procédures de l’appel d’offres qui a montré ses limites.»

Pour rappel, le Club ENERGIA, se présente d’abord comme un THINK TANK porteur d’études et de solutions dans le domaine des énergies renouvelables, ouvert aux opérateurs économiques, aux spécialistes et aux universitaires désireux de s’impliquer dans la dynamique engagée par les décideurs du pays et répondants aux exigences du terrain à court et moyen terme. Il s’inscrit en droite ligne avec le plan d’action du gouvernement qui prévoit un programme de développement des capacités énergétiques de 15 000MW à horizon 2035 dont 4000 MW seront mis en œuvre au plus tard en 2024. 

Dans ce contexte le Club ENERGIA, aspire à donner au programme national des EnR, 3 dimensions essentielles : VISIBILITE, CREDIBILITE, ATTRACTIVITE. Les membres du club solliciteront les organisations patronales afin d’unir leurs voix pour la concrétisation de cette démarche qui a déjà permis le lancement de projets en direction des pays d’Afrique comme le Cameroun.  Ils vont se doter d’un nouveau Board et d’une nouvelle organisation et programment déjà une prochaine rencontre le 25 février 2021 avec la participation de personnalités du monde économique et de décideurs politiques.  

 

MDI Alger