Les prix du pétrole ont terminé la semaine en baisse

Le cours du pétrole Sahara Blend algérien a progressé de plus de 10% en janvier

Les prix du pétrole ont terminé en baisse vendredi, le marché reprenant son souffle après un début d’année en fanfare tandis que la pandémie de Covid-19 continue de planer sur la demande actuelle et future d’or noir.

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars a perdu 2,34%, ou 1,32 dollar, pour finir à 55,10 dollars.

A New York, le baril américain de WTI pour le mois de février a abandonné 2,26%, ou 1,21 dollar, pour clôturer à 52,36 dollars.

Les prix du brut « s’affichent en baisse après avoir atteint leur plus haut niveau en onze mois et alors que le dollar remonte« , a souligné Phil Flynn de Price Futures Group.

Un billet vert plus cher rend en effet le baril plus onéreux pour les investisseurs munis d’autres devises. Par ailleurs, a ajouté le spécialiste, les courtiers procèdent à des prises de profit avant un week-end de trois jours aux États-Unis: lundi est férié en hommage à Martin Luther King.

Plus fondamentalement, « les mauvaises nouvelles sur le front du coronavirus suscitent l’incertitude » des investisseurs, a aussi expliqué

Plus de 30 millions de cas de contaminations au nouveau coronavirus ont été officiellement recensés en Europe, selon un comptage réalisé par l’AFP à partir de bilans fournis par les autorités de santé vendredi.

La résurgence du virus frappe aussi la Chine, qui avait largement maîtrisé l’épidémie mais a recensé jeudi son premier décès dû au Covid-19 depuis mai. « Malgré la correction de ces dernières heures, le scénario reste favorable au pétrole, qui est toujours placé dans un mouvement positif à long terme« , nuance Carlo Alberto De Casa, d’Activtrades.

Dans son rapport mensuel publié jeudi, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) n’a pas révisé à la baisse ses prévisions de rebond de la demande cette année.

De plus, Joe Biden a dévoilé jeudi un nouveau plan de relance d’urgence de 1.900 milliards de dollars, censé sortir les États-Unis de leur pire crise depuis les années 1930 et dont devrait profiter la demande pétrolière.

Afp

MDI Alger