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Dr Fourar : « Les vaccins anti-Covid-19 ne contiennent pas de la gélatine de porc »

Le porte-parole du Comité scientifique de suivi de la pandémie du coronavirus, Dr Djamel Fourar, s’est exprimé, ce lundi 11 janvier 2021, sur les rumeurs qui ont circulé notamment dans certains pays musulmans et selon lesquelles les vaccins anti-Covid-19 développés par les laboratoires mondiaux contiendraient de la gélatine de porc, ce qui les rendraient non « hallal ».

« C’est une polémique qui circule au niveau de certains pays musulmans. En tout cas, tous les laboratoires ont affirmé solennellement qu’aucun de leur vaccin ne contenait de particule ni de gélatine de porc dans leur confection », a indiqué le Dr Fourar sur les ondes de la radio chaîne 3 de la radio nationale.

« C’est une rumeur. A chaque fois qu’il y a des campagnes de vaccination dans le monde et même en Algérie, il y a toujours des parties qui tirent négativement vers le bas pour pouvoir faire capoter la campagne de vaccination », a-t-il précisé, en rappelant la campagne de vaccination contre la rougeole en 2017 et qui a échoué à cause de ce genre de rumeurs qui n’ont aucun fondement scientifique, selon Dr Fourar.

Pour rappel, l’Algérie a opté pour le vaccin russe « Sputnik V » dont les premières doses seront réceptionnées dans les prochains jours à l’effet de lancer la campagne de vaccination avant la fin du mois de janvier en cours.

Dr Fourar a expliqué que les effets indésirables ne concernent pas uniquement les vaccins. « Vous prenez du paracétamol et vous pouvez avoir beaucoup d’effets indésirables », a-t-il dit, en ajoutant qu' »il n’y aucun médicament ou vaccin au monde qui n’a pas d’effets indésirables ». 

« En fait, ils sont les signes d’une réaction immunitaire de l’organisme humain. On n’a pas jusqu’à aujourd’hui, enregistré d’effets indésirables graves qui puissent amener à arrêter la vaccination ou pas », a-t-il encore expliqué.

Selon lui, ces effets indésirables sont « mineurs » : douleurs au point d’injection, de la fièvre, des maux de tête, des courbatures, de la fatigue… « Mais qui ne durent pas. 24 à 48 heures et tout rentre dans l’ordre ». « Jusqu’à maintenant, on n’a pas enregistré d’effets indésirables graves qui ont des conséquences néfastes sur la santé des citoyens », a insisté Dr Fourar.

Au sujet des deux injections du vaccin que recevront les citoyens, le porte-parole du Comité scientifique a indiqué qu’il n’est pas recommandé de prendre deux doses de deux vaccins différents surtout si ce n’est pas la même plateforme vaccinale. « Il y a des vaccins qui sont ARN messagers, il y a d’autres qui sont à vecteur viral, donc, on ne peut combiner deux technologies différentes », a-t-il expliqué, en précisant que « celui qui recevra tel vaccin, continuera sa deuxième dose avec le même vaccin ».

Concernant la traçabilité de la vaccination, il a fait état de la mise ne place de supports au niveau de toutes les structures de santé, des registres spécifiquement pour ça. « Un registre pour la vaccination, c’est-à-dire, reporter toutes les personnes vaccinées : nom, prénom, âge, adresse, numéro de téléphone, le numéro de lot, la date d’expiration, la date de la première dose, et le rendez-vous de la deuxième dose », a-t-il fait savoir.

Il a précisé qu’un autre registre sera mis en place spécifiquement pour les effets indésirables des vaccins. Ces effets indésirables seront mis sur plateforme numérique pour le suivi en temps réel de tout cas d’effet indésirable au niveau de n’importe quelle structure de santé pour pouvoir agir rapidement, a-t-il indiqué, en ajoutant que cette plateforme permettra à un  personnel de santé de notifier un effet indésirable même via son smartphone. 

La surveillance des effets indésirables de la vaccination contre le coronavirus va se faire à travers le centre national de pharmaco-vigilance, au niveau du ministère de la Santé, a-t-il dit, en précisant que la campagne de vaccination va être coordonnée par un comité de pilotage qui sera chargé du suivi de toute l’opération depuis l’arrivée du vaccin au niveau de l’Institut Pasteur, de sa distribution au niveau des 48 centres sécurisés au niveau des 48 wilayas, et également de la distribution au niveau des structures de santé.

Dr Fourar a assuré que l’Institut Pasteur d’Algérie (IPA) est doté de tous les moyens nécessaires pour la réception des 500 000 doses du vaccin Sputnik-V en une seule fois.

Selon lui, tout le personnel de la santé, au nombre de 400 000 à 450 000, qui seront concernés par l’opération de vaccination contre le coronavirus.

Au sujet de la nouvelle souche du coronavirus apparue au Royaume-Uni, Dr Fourar a indiqué qu’il faut être vigilant pour ne pas l’importer en Algérie, notamment, en maintenant les frontières fermées et la suspension des opérations de rapatriement des algériens bloqués à l’étranger. « Il faut être vigilant et observer avant de décider de rouvrir les frontières », a-t-il dit, en estimant que cette nouvelle souche très contagieuse est à nos portes, c’est-à-dire, elle a été détectée en France.

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