Salah Goudjil souhaite un retour imminent du président Tebboune

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Le président du Conseil de la Nation par intérim, Salah Goudjil, a évoqué, ce jeudi, l’état de santé du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, hospitalisé depuis le 28 octobre dernier en Allemagne après sa contamination par le coronavirus (Covid-19).

A l’issue de l’adoption par le Conseil de la nation du projet de la loi de Finances 2021 et de la loi relative à la prévention et à la lutte contre les crimes d’enlèvement de personnes, rapporte l’agence officielle APS, Goudjil a souhaité un prompt rétablissement et un retour imminent du président Tebboune au pays en vue de poursuivre ses missions nobles et historiques pour l’édification de l’Algérie nouvelle.

Selon lui, l’Algérie « connaîtra des étapes phares et décisives qui permettront de renouveler les institutions de l’Etat et de redonner la parole au peuple, à travers la révision de la loi électorale suivie de l’organisation d’élections locales pour parachever le renouvellement, horizontal et vertical, des institutions de l’Etat ».

Au volet économique, Goudjil a souligné que la Loi de finances constitue « le miroir du programme élaboré par le Président de la République et approuvé par le peuple qui a élu le Président Abdelmadjid Tebboune », rappelant la position du chef de l’Etat qui « refuse de recourir à l’endettement extérieur, pour préserver l’autonomie de décision politique de l’Algérie » qu’il qualifie d’ »acquis historique et Novembriste ». Dans ce cadre, il a mis en garde contre les répercussions du « risque de croisement entre la politique parallèle et l’économie parallèle ».

S’agissant de la situation pandémique que traverse l’Algérie suite à la propagation du nouveau coronavirus, M. Goudjil a précisé que « la pandémie a quelque peu retardé les étapes prévues dans le programme du Président », soulignant la nécessité de «gérer cette situation sanitaire sans oublier les promesses faites au peuple ».

« Nous n’avons aucun problème avec le Maroc »

Par ailleurs, le président du Conseil de la nation par intérim a réaffirmé jeudi la position « constante » de l’Algérie en faveur du droit du peuple sahraoui à « l’autodétermination ». Il a précisé l’Algérie « soutient en permanence les causes justes et se tient aux côtés des peuples qui revendiquent et luttent pour la libération, à l’instar du peuple sahraoui qui est en droit de décider librement de son sort, conformément aux chartes internationales ».

« Nous n’avons pas de problème avec le Maroc, mais celui-ci a un problème avec le Sahara Occidental, et le peuple sahraoui a le droit de choisir entre l’indépendance ou rester avec le Maroc », a-t-il soutenu, fustigeant, à ce titre, « l’ouverture par certains pays africains de consulats dans la ville occupée de Laâyoune ».

Evoquant la question palestinienne, M. Goudjil a exprimé « sa consternation » face à ce qu’il a qualifié « d’empressement pour la normalisation avec l’entité sioniste », citant à ce titre l’ouverture de certains consulats de pays arabes auprès de l’entité sioniste.

Le président du Conseil de la nation par intérim a, en outre, abordé la position de l’Algérie vis-à-vis de la question libyenne, rappelant que l’Algérie est favorable à une solution nationale (dialogue inter-libyen) à cette question.

 

MDI