Réunion du GECF : Plaidoyer pour l’équilibre des marchés gaziers

Tenue par visioconférence la réunion du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF), prévu pour ce jeudi, a débuté et c’est  le ministre de l’Energie, Abdelmadjid Attar qui a donné le coup d’envoi des tables rondes contenues dans le programme de cet événement. Mettant en exergue les effets de la crise sanitaire sur l’industrie du gaz, le ministre estime qu’ «  Il n’existe pas de mécanisme comme pour le pétrole où les pays souverains pourraient agir de manière coopérative et collective pour apporter la stabilité aux marchés du gaz, en particulier en temps de crise ». et d’ajouter « C’est peut-être l’occasion d’explorer grâce à une réflexion innovante, les possibilités de mettre en place de tels schémas coopératifs, au profit des exportateurs, des consommateurs et de l’industrie gazière »,

S’arrêtant  notamment sur les éventuels reculs des prix et de la demande expliquant que « Les prix ont continué de baisser à des niveaux jamais vus dans l’histoire récente, créant ainsi une pression sur les volumes tarifés à l’aide de formules liées au pétrole. En 2019, la demande de gaz naturel a augmenté de 1,8%, aidée par la politique et les prix du carbone qui ont induit le passage du charbon au gaz. Cependant, l’offre a augmenté de 3,5%, tandis que les échanges de GNL ont augmenté de 13%. Cette offre excédentaire a conduit, selon lui, à une baisse des prix des hubs de plus d’un tiers, en particulier en Asie et en Europe ».

Une situation qui remet en avant l’importance et le rôle de l’industrie gazière dans la transition énergétique, selon le ministre qui attire l’attention sur l’impératif de relever deux défis , en l’occurrence « l’accès aux services énergétique moderne, qui constitue selon lui, une préoccupation majeure, car près d’un milliard de personnes, principalement en Afrique, continuent de ne pas avoir accès à l’électricité et de compter sur la biomasse traditionnelle pour cuisiner, et  la protection de l’environnement, tant au niveau local que mondial ». soutenant que « les risques du marché gazier, qu’ils soient liés aux volumes ou aux prix, sont uniquement supportés par les pays exportateurs, le ministre de l’Energie a souligné que ce schéma ne peut être viable à moyen et long terme ».

Sur le plan environnementale , M. Attar est longuement revenu sur la nécessité d’introduire de nouvelles visions, expliquant que « Plus récemment, une poussée politique a été observée dans certains pays ou groupements de pays pour déployer des stratégies encourageant le développement de l’hydrogène comme vecteur énergétique, ce qui contribuerait à réduire les émissions de dioxyde de carbone, ce qui pourrait constituer une opportunité pour les exportateurs de gaz naturel qui disposent des ressources et des infrastructures de transport ».A cet effet, il appelé le secrétariat du GECF à « évaluer les impacts potentiels de ces récents développements, recommandant a encourager l’industrie gazière à redoubler d’efforts en vue de faire face à la question des émissions de méthane. Car il est important que le gaz naturel joue un rôle plus important dans la transition énergétique dans laquelle le monde s’est engagé ».

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