Blé tendre : L’Algérie devrait rester un client majeur de la France

Importation de blé tendre en grandes quantités : le nombre élevé de minoteries pointé du doigt

La concurrence du blé russe pour le blé français sur le marché algérien, n’est pas d’actualité pour le moment et pour cause, le blé russe peine encore à répondre aux critères du nouveau cahier des charges de l’office algérien interprofessionnel des céréales  (OAIC).

En effet, dans une note de conjoncture de l’organisme spécialisé, FrancAgriMer, il est mentionné que  «l’assouplissement du cahier des charges algérien pour les dommages causés par les insectes, ne doit pas nuire au blé français au profit du blé russe étant donné les conditions des mesures restrictives prévues par l’Algérie.

Pour cause, le taux de grains endommagés par les insectes est en effet porté à 0,5% uniquement pour le blé atteignant 12,5% de protéines. En revanche, il est porté à 0,1% pour les blés avec un taux de protéines de 11%, seuil respecté par les origines françaises mais généralement dépassé par les origines de la mer Noire.  De ce fait, FranceAgriMer, estime que l’Algérie devrait rester un client majeur de la France

Mais en réalité, accepter 0,5% de grains endommagés par le blé à plus de 12,5% de protéines permettra à l’Algérie de privilégier l’origine mer Noire dès que le blé français n’atteindra pas ce taux, ce qui est presque toujours le cas.

D’ailleurs, dans la même note, il est mentionné que le blé français aura du mal à concurrencer celui de la Russie, de l’Ukraine et de quelques autres pays de la mer Noire dans les années à venir. Car le taux moyen de protéines du blé cultivé dans ces pays «sol noir» est significativement plus élevé que celui du blé français produit en rotations courtes sur des terres aujourd’hui dépourvues de matière organique en raison de l’abandon total de la culture.

MDI School