Une mesure bureaucratique entrave la réouverture des crèches

Les parents qui avaient souhaité déposer leurs enfants dans les crèches d’Alger (notamment les professeurs d’université qui ont repris le travail ce matin), n’ont pas pu le faire  car ces établissements sont restés fermés en raison d’une obligation qu’ils ne sont en mesure de satisfaire dans l’état actuel des choses.

Comme condition obligatoire à la réouverture des crèches introduite par les bureaucrates du ministère des affaires sociales (DASS), il y a en effet la contrainte du test de dépistage imposable à l’ensemble du personnel de ces établissements de gardiennage de la petite enfance. Reprenant à la lettre cette orientation  du ministère de tutelle, le communiqué du conseil du gouvernement qui a ordonné la réouverture des crèches à partir d’aujourd’hui 1er septembre 2020, a imposé mécaniquement cette obligation de tests de dépistage, sans toutefois préciser la nature exacte du test à effectuer, ni l’endroit précis où les faire.

Il existe effectivement deux types de tests de dépistage,à savoir, le PCR et le Serol (recherche d’anti corps dans le sang), qui ont la particularité de coûter très chers (18.000DA), de ne pas être disponibles dans les établissements sanitaires publics, mais aussi et surtout, la particularité de ne servir à rien, puisqu’une personne testée « négative » peut très bien être contaminée le lendemain et infecter en conséquence son entourage.
Entre temps, la réouverture des crèches reste bloquée par cette mesure ,dont seuls les bureaucrates incompétents et zélés ont le secret.

Cette mesure superfétatoire risque, de surcroît, de bloquer pour longtemps la reprise des crèches que vient pourtant d’autoriser le gouvernement depuis le 30 août dernier. Les résultats des tests de dépistage, quand on la chance de les trouver, prennent en effet au minimum 10 jours pour être communiqués aux intéressés et, comme ce sont tous les employés des crèches qui sont concernés, on imagine le temps exagérément long que cette formalité prendra. Elles resteront de ce fait obligatoirement fermées tout ce temps à cause d’un test, qui ne garantit pourtant ( et tout le monde le sait) aucune sécurité contre la propagation du coronavirus.

Les bureaucrates à l’origine de ce blocage devraient être interpellés et, si nécessaire,  sanctionnés par leur hiérarchie. Car il y a vraiment entrave au processus de réouverture des crèches officiellement décidée par le gouvernement!