Crise sanitaire : L’Algérie aborde un virage déterminant

Crise sanitaire : L'Algérie aborde un virage déterminant

De confinement en confinement, durant les cinq derniers mois, la situation socio-économique n’a cessé de se détériorer, sous l’effet implacable, d’une recrudescence des cas de contamination, plongeant les autorités et la population dans les abîmes de l’inconnu.

C’est un réel défi contre le temps, que doivent relever les autorités, dans la mesure où la problématique profonde, se résume à mettre en place les mécanismes pour permettre un début de relance économique rapide, avant que la situation ne s’aggrave davantage.

En même temps, la gestion de la pandémie devient de plus en plus ardue, dans la mesure où la hausse, du nombre de cas de contamination a engendré une atmosphère de panique et de stress au niveau des hôpitaux, qui a abouti à un climat d’insécurité pour lequel l’Etat a dû sévir afin de stopper cette situation inextricable.

Cependant, il est clair que l’éventualité de passer l’été sous confinement, se précise de pus en plus. Est-ce vraiment la solution ? Beaucoup d’observateurs, répondent à juste titre, que c’est inévitable pour stopper cette deuxième vague, ou les pics de contamination se renouvellent chaque jour.

D’autre avis ne l’entendent pas de cette oreille, et estiment que ces mesures de confinement ne peuvent avoir de résultats concrets si les gestes barrières ne sont respectés. C’est exactement ce qui se passe aujourd’hui, ou beaucoup de voies se sont élevées pour crier à l’inconscience de certains citoyens, dont le nombre ne cesse de croître. Après avoir été quelques uns à braver les interdits et montrer au début de la pandémie un détachement totale au reste de la société. Au fil des mois, une espèce d’élan de témérité s’est répandue au sein de la société, ou une interprétation, du moins non fondée, du jumelage des mesures de confinement à celle du respect des règles de sécurité, se sont confondus pour finalement, sacrifier l’une des orientations au détriment de l‘autre.

Autrement dit, certains citoyens, se contentent uniquement de mettre leurs bavettes autour du coup, juste pour éviter d’été interpellé. Pour eux puisque il y’ a le confinement, le reste devient peu à peu moins nécessaire.

Par ailleurs, pour d’autres personnes, l’interdiction de circuler durant le couvre -feu a été réduite uniquement à l’utilisation des véhicules, et ne trouvaient aucun mal à revêtir la casquette de piéton, pour assouvir quelques frustrations comme aller à la plage, pour ceux qui habitent des villes côtières. Alors que pour les autres, faire des petits achats urgents, n’était pas de l’ordre de l’impossible, puisque les commerces qui ont été fermés durant l’interdiction, ne l’étaient pas  vraiment.

Une situation qui peut s’expliquer, par la dureté de la conjoncture qui a plongé un grand nombre de citoyens dans la précarité, mais est ce suffisant comme argument pour exposer sa vie et celle des autres, à un danger aussi foudroyant que celui du coronavirus. Certainement pas. D’autant plus que le vrai problème est celui du temps, dans la mesure où personne ne peut savoir combien de temps va durer cette situation.  Ce qui est sur par contre, c’est tant que ces comportements feront partie du quotidien des citoyens, la lutte contre la crise ne sera pas efficace, et coûtera très chèr à l’Etat, en soins, en frais de confinement, et autres.

Par conséquent, ce n’est ni la saison estivales, ni les fêtes religieuses qui sont en soi un problème, sinon comment expliquer, que certains pays européens, ont réussi le pari d cohabiter avec la crise et ont retrouvé progressivement les repères d’une vie normale. Il n’y a certes pas de comparaison à faire en matière de conditions de vie, ou de culture, mais il est clair, que le virus et ses conséquences sont les mêmes partout, tout dépend de l’attitude qu’adoptent les gens pour se prémunir du pire.

De ce fait, la vraie difficulté a réussir le lancement des multiples chantiers, politique, social et économique,  qui s’inscrivent dans la stratégie du gouvernement, demeure celle d’aboutir à apprivoiser le virus de façon à réduire ses effets sur la société et par conséquent sur le bon déroulement des actions entreprises pour sortir le pays du chaos.

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