L’adhésion de l’Algérie à la BERD approuvée

L'adhésion de l'Algérie à la BERD approuvée

Les actionnaires de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) ont approuvé la demande d’adhésion de l’Algérie à l’institution financière multilatérale.

Le Conseil des gouverneurs de la Banque vient de convenir de la première étape du processus. L’Algérie devra remplir certaines conditions avant que le processus d’adhésion puisse se conclure » a précisé un communiqué de la Banque européenne.

« Nous sommes très fiers et heureux d’accueillir l’Algérie en tant que tout récent membre. J’ai hâte d’amorcer les travaux dans le pays dès que nos actionnaires auront pris la décision définitive » a déclaré Jürgen Rigterink, Président par intérim de la BERD.

Selon le même responsable, l’objectif de cette action est de « libérer le potentiel de l’Algérie, en particulier dans le secteur privé, pour créer des emplois et promouvoir un développement durable ». « Tout comme l’appui qu’elle apporte aux pays voisins de l’Algérie, la BERD peut mobiliser d’importantes ressources financières, ainsi qu’une expertise technique et des services de conseil » a-t-il ajouté.

Ainsi, dès que l’Algérie deviendrait un pays bénéficiaire de la BERD, la Banque « rechercherait des opportunités de stimuler la compétitivité du secteur privé, d’encourager une offre d’énergie durable et d’améliorer la qualité et l’efficacité des services publics dans le pays».

Une source d’IDE importante dans le secteur des services

À ce jour, la Banque a consacré plus de 12 milliards d’euros à 260 projets répartis dans la région qui se situe dans la partie orientale et méridionale du bassin méditerranéen (SEMED), qui concernent les ressources naturelles, les institutions financières, les agro-industries, les industries manufacturières, ainsi que les infrastructures, notamment pour améliorer les services d’électricité, d’approvisionnement en eau et d’évacuation des eaux usées dans les municipalités, ou de transport.

La Banque investit et appuie déjà les réformes des politiques à mettre en œuvre en Égypte, en Jordanie, au Liban, au Maroc, en Tunisie et en Cisjordanie et Gaza.

Selon la même source, « les autorités algériennes avaient déposé en mars une demande pour devenir membre en vue d’accéder au statut de pays bénéficiaire des services de financement et de conseil de la BERD».

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