Affaire du fuel frelaté au Liban : La justice lance des poursuites contre la filiale et le représentant de Sonatrach

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La justice libanaise a lancé des poursuites contre plusieurs responsables et sociétés impliqués dans l’affaire du fuel frelaté au Liban, dont Sonatrach BVI, filiale du groupe Sonatrach et Tarek Faoual, représentant de Sonatrach au Liban, rapporte le lundi 6 juillet 2020 L’Orient Le Jour, précisant qu’ils sont poursuivis par la justice libanaise pour « fraude » et « blanchiment d’argent »

« La procureure générale près la cour de cassation du Mont-Liban, Ghada Aoun, a clôturé lundi son étude du dossier du fuel non conforme aux normes livré à Electricité du Liban et a décidé de lancer des poursuites contre plusieurs responsables et sociétés », précise la même source.

Ainsi, la juge Aoun a décidé de poursuivre « la directrice générale du pétrole au sein du ministère de l’Énergie, Aurore Feghali, et le directeur général des installations pétrolières, Sarkis Hleiss, pour négligence professionnelle ». Ces derniers risquent jusqu’à deux ans de prison.

Tarek Faoual, représentant de Sonatrach au Liban, risque jusqu’à 7 ans de prison

Selon le média libanais, la juge a également poursuivi « les sociétés ZR Energy DMCC, ZR Energy Group Holding et Sonatrach BVI pour fraude ». Tandis que, Ibrahim Zouk, directeur exécutif de ZR Energy DMCC, Tarek Faoual, représentant de Sonatrach au Liban, et Teddy Rahmé, PDG de ZR Energy, sont, eux, poursuivis pour « fraude » et « blanchiment d’argent ». « Ils risquent jusqu’à 7 ans de prison », précise-t-on, en ajoutant que « plusieurs employés des installations pétrolières de Deir Ammar et Zahrani sont de leur côté poursuivis pour faux et usage de faux et pots-de-vin ».

La justice libanaise s’était saisie de l’affaire de ce fuel non conforme aux normes requises il y a plusieurs semaines. Suite à cette affaire, Sonatrach a fait part au gouvernement libanais de son refus de prolonger son contrat pour l’exportation de fuel qui expire le 31 décembre 2020.

Jeudi dernier, pour justifier la pénurie de fuel sur le marché libanais, alors que l’approvisionnement en courant électrique dans le pays est rationné et que les libanais se plaignent de ce rationnement drastique en électricité qui devrait durer jusqu’au 8 juillet, le ministre libanais de l’énergie, Raymond Ghajar, a mis en cause la mise sous séquestre de deux navires d’une filiale de Sonatrach transportant du carburant vers le Liban. « Le rationnement est dû à un manque de fuel. Si le fuel prend tant de retard à être livré, c’est à cause d’une affaire judiciaire », a déclaré Raymond Ghajar, ajoutant que « Sonatrach refuse de nous livrer le fuel avant la levée du séquestre sur ses deux navires ».

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