Etudes en France: la hausse des droits d’inscriptions aux universités validée

Etudes en France: la hausse des droits d’inscriptions aux universités validée

Les universités françaises vont pouvoir revoir à la hausse les frais des inscriptions appliqués aux étudiants étrangers après le feu vert donné hier par le Conseil d’État qui a rejeté le recours de plusieurs associations dont l’Unef.

Dans un communiqué, le Conseil d’État a souligné que «la Constitution exige la gratuité de l’enseignement supérieur public, mais des droits d’inscription peuvent être demandés» et que «les frais d’inscription contestés ne font pas obstacle à l’égal accès à l’instruction, compte tenu notamment des aides et exonérations destinées aux étudiants».

La plus haute juridiction administrative a annoncé le rejet de leurs requêtes, pour motif que des aides sont attribuées aux étudiants et «les étudiants en mobilité internationale peuvent être éligibles à certaines d’entre elles», explique en effet le Conseil d’État. Par ailleurs, ils peuvent aussi bénéficier d’une «exonération totale ou partielle des droits d’inscription mis à leur charge».

Pour sa part, le syndicat Unef maintien son appel pour les universités pour ne pas appliquer cette hausse et à « ne pas respecter la décision du Conseil d’État».  « Il faut se rendre à l’évidence : personne ne veut de cette réforme passée au forceps et que seules six universités appliquent. Il faut l’abandonner. La balle est dans la main du gouvernement et de celle des universités, qui doivent maintenir le cap en continuant de ne pas l’appliquer » a souligné encore, Mélanie Luce, présidente de l’Unef.

Décidé en novembre 2018, rares les universités françaises qui ont appliqué cette hausse, qui porte sur une réévaluation à 2770 euros pour les droits d’inscription en licence et 3770 euros en master, contre respectivement 170 euros et 243 euros pour les étudiants Européens.

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