Les démons de l’Algérie ne lâcheront pas prise

Interdiction de la circulation : la wilaya d'Alger accorde des dérogations

Convaincus que l’Algérie ne réussira pas à sortir la tète hors de l’eau, ses détracteurs, et ses ennemis de tout temps, ne lâcheront pas l’affaire, et continueront à user de tous les moyens pour ternir son image, et surtout à planter la graine de la discorde, pour que demeure le plus longtemps son exposition au chaos.

C’est du moins ce qui ressort, des récentes réactions à la diffusion de reportages et documentaire, sur l’Algérie et le mouvement de contestation, et c’est également ce qui ressort, du discours du président de la république, ou il a tenu hier à adresser son soutien à l’armée, dénonçant ouvertement des attaques des lobbys contre l’Armée. Un qualificatif, qui revient également dans le communiqué du ministère des affaires étrangères, rendu public au lendemain du passage du documentaire sur France 5.

Au-delà des diverses positions et des opinions largement exprimés sur la toile, il y’a lieu de dire qu’en absence d’éléments de comparaison de travail similaire pour contrebalancer, une vérité que le réalisateur a voulu unilatérale, apporter la critique uniquement par la parole et la mise de position, reste insuffisant pour lever le voile, sur une Algérie, qui de tout temps, à été diverse et plurielle. C’est précisément ce qu’ont dénoncé les protagonistes de ce documentaire, qui se disent victimes d’une manipulation odieuse de la part du réalisateur.

Sans rentrer dans les détails de ce pseudo-buzz, il est clair, qu’encore une fois, et inlassablement, les efforts fournis par l’Etat, le peuple, et l’armée, pour maintenir un minium de stabilité, dérangent ceux qui ne cessent d’ourdir de desseins chaotiques pour l’Algérie, et guettent ses moments de faiblesse pour lui asséner le coup de grâce.

C’est dans cet esprit que ses ennemis s’attendaient à une Algérie, qui allait s’effondrer sous le poids de la crise sanitaire, et la chute des prix du pétrole, en plongeant dans une descente aux enfers qui l’aurait fortement exposée à la perte de sa souveraineté. Mais encore une fois, la prise de conscience du peuple, qui pourtant souffre actuellement des restrictions imposées par les mesures de confinement, n’a pas succombé au chant des sirènes, et continue de se battre, certes dans des eaux troubles, mais sans abdiquer. Les images de cette résistance, se traduisent par un respect presque général aux règles de sécurité, à travers des témoignages qui pleuvent tous les jours sur les réseaux sociaux, et qui ont montré une société qui a su au moment difficile, faire montre d’une grande  solidarité, d’initiative, et de capacités à s’adapter à la situation, et d’observer un respect sans failles aux gestes barrières, en cas de dé confinement. C’est dire qu’on est loin de l‘image d’une Algérie qui patauge dans le chaos, et l’anarchie, et qui n’arrive pas à se défaire d’un lourd héritage.

Il est indéniable, que le gouvernement qui ne compte que 6 mois d’exercice, semble avoir entamé une gouvernance difficile, qui se résume pour l’heure, au lancement de plusieurs chantiers, sur le plan politique, économique et social. Une rude épreuve, dont la réussite, est étroitement liée à l‘émergence d’un équilibre délicat, notamment dans la démarche politique du gouvernement, entre l’aboutissement de la révision de la constitution à un texte consensuel, la réussite des différentes transitions économique, alimentaire et énergétique.

Le tout à l’ombre de la lutte contre le Covid-19, et celle menée contre la corruption et la bureaucratie. Se sont les deux failles, qui ont constitué le lit et le fonds qui alimentait le groupe de mafieux qui gouvernaient le pays. Nous ne sommes arrivés à des résultats probants sur le terrain, mais il est indiscutable, que commence à paraître les signes d’un renouveau, exprimée par la volonté de l’Etat à opérer le changement tant attendu, en dissertation avec le peuple.

C’est précisément dans les prémices de ces nouvelles bases, et sous l’éblouissante maturité du  peuple algérien, que se précisent les raisons qui font rager, ceux qui n’ont jamais pardonné à  l’Algérie, de rester debout, d’avoir évité la vague des printemps arabes, et de résister avec bravoure a ses démons intérieurs et extérieurs.

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