Makri : « Mes deux filles n’ont jamais mis les pieds ni en France ni au Canada »

Makri :

La proposition du parti Mouvement de la société pour la paix (MSP) de criminaliser l’usage de la langue française dans les institutions et sur les documents officiels, et ce, dans le cadre du projet de révision de la Constitution, a suscité un véritable tollé sur la toile algérienne.

Sur les réseaux sociaux, les internautes algériens sont allés jusqu’à rapporter, photoS et informations à l’appui, que le président du MSP, Abderrazak Makri, a scolarisé ses deux enfants (un garçon et une fille) dans de prestigieuses universités occidentales notamment au Canada où ils étudient en langue française, alors que son parti propose propose l’arabe et la Charia peuple.

Dans un post publié en arabe et en français sur sa page Facebook, Abderrazak Makri a usé d’un langage vulgaire et déplacé pour répondre à ceux qui l’ont critiqué lui et son parti.

En arabe, il a demandé l’autorisation à sa communauté et les défenseurs de la langue arabe d’utiliser le français pour répondre à ceux qui l’ont « attaqué » lui et son parti en les traitant de « racailles »

En français, il les a traité de « serviteurs de bas étage du colonialisme » qui « ont perdu l’équilibre en défendant leur maître ».

Il les a également traité de déficients intellectuellement et de dépravés moralement, avant de démentir les rumeurs relayées au sujet de ses enfants, tout en dénonçant une campagne de diffamation.

« (…) ils n’ont trouvé de moyens pour contrer notre proposition politique de criminaliser l’usage d’une langue étrangère dans les institutions et les documents officiels (…) que l’attaque personnelle par la diffamation et le mensonge », a réagi Makri.

« Ils prétendent que j’ai une fille qui étudie en France dans une école prestigieuse francophone « photo à l’appui et en citant dans les détails le nom et l’adresse de cette prétendue université ! », a-t-il écrit en référence aux informations relayées sur les réseaux sociaux. Makri a indiqué que cela est un mensonge créé de toutes pièces.

« Mes enfants ont tous étudié dans les écoles et les universités Algériennes comme le commun des Algériens. J’ai deux filles, l’une médecin de la Faculté d’Alger, l’autre enseignante de langue Arabe diplômée de la Faculté de littérature arabe de Bouzareah. Toutes les deux n’ont jamais mis les pieds ni en France ni au Canada. Et, RIEN A VOIR avec la fille que vous présentez en photo », a-t-il conclu.

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