Mustapha Heddam : «Nous n’avons pas tous les droits au niveau du Conseil de sécurité»

L’analyste politique, Mustapha Heddam s’est exprimé aujourd’hui sur l’avant projet de révision de la Constitution.

Intervenant sur la radio chaîne 3, il a appelé «au respect du credo de non intervention de l’armée et son corollaire de la non-ingérence» en expliquant que ce sont ces deux principes qui ont fait de l’Algérie «un pays respecté et respectable».

Rappelant que l’armée nationale, en dépit des avancées enregistrées dans sa professionnalisation, demeure une armée populaire, M. Heddam a émis des réserves sur la nature des interventions menées sous la tutelle des Nations-Unis et qui se font «par décision de son Conseil de sécurité». «Nous n’avons pas tous les droits au niveau du Conseil de sécurité», a-t-il souligné avant de demander «où sont ces guerres conduites par les Nations Unis pour défendre les grands principes de l’humanité ?».

Interrogé au sujet des autres dispositions contenues dans cette mouture, M. Haddam considère que cette plate-forme contient des dispositions «révolutionnaires» qu’il faut appuyer et d’autres amendements qui sont à «enrichir».

Il se dit par contre favorable à un débat très large et démocratique, l’invité de la Chaine 3 appelle, à l’occasion, la classe politique à «participer avec des propositions sérieuses» et les décideurs à prendre en considération tous les avis.

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