L’Algérie n’est plus le premier fournisseur de gaz naturel de l’Espagne

Hydrocarbures : 60% du domaine minier algérien n'est pas exploré

L’Algérie n’est plus le plus grand fournisseur de gaz naturel de l’Espagne. En effet, l’Algérie, qui, depuis 30 ans, était le plus grand exportateur de gaz naturel vers ce pays, a été détrônée par les Etats-Unis, pratiquement autosuffisants et exportent pétrole et gaz.

En février dernier, les USA ont couvert 27% des importations espagnoles de gaz naturel (7 924 GWh) pour être « le principal fournisseur (…), pour la première fois depuis que les données sont disponibles », selon Cores, la société qui gère les réserves espagnoles d’hydrocarbures, reprise par le site aliqtisadia.com.

L’Algérie pour le même mois de Février 2020, avait couvert 22,6% du total des importations espagnoles en gaz naturel, précisent les données de Cores.

Cependant, a souligné la même source, « un revirement brusque est arrivé l’année dernière en 2019 avec une baisse des achats espagnols en hydrocarbures en provenance de l’Algérie de 38,4% ».

« Les USA depuis le boom du gaz de schiste et depuis l’arrivée de Donald Trump, ont voulu diversifier leurs clients et marchés étrangers surtout en Europe qui était depuis toujours le marché numéro un de l’Algérie, qui en 2018 a couvert 48,5 % du gaz naturel consommé en Espagne », a expliqué aliqtisadia.com.

Selon la même source, le gouvernement de Pedro Sanchez a « réorganisé les sources d’approvisionnement en pétrole depuis l’arrivée de l’exécutif socialiste à Moncloa en juin 2018″.

Selon le même site, parmi les changements les plus notables figurent la croissance régulière des importations de pétrole des États-Unis vers des « sommets sans précédent » et la reprise des achats au Venezuela. « Entre octobre 2018 et le même mois de 2019, l’Espagne a multiplié par sept (+ 561%) les importations de brut vénézuélien, jusqu’à 1,82 million de tonnes, tandis que dans le cas des États-Unis, elles ont augmenté de 58% en atteignant 1,4 million de tonnes, selon les données de Cores », a-t-on précisé.

« L’Algérie est en face d’une compétition déloyale et féroce de la part des plus grands producteurs de gaz (USA, Qatar, Russie) et pétroles (Arabie Saoudite, USA, EAU).

Ces pays après la chute des prix du pétrole depuis plusieurs semaines sont entrain de grignoter de nouvelles parts de marché en déployant de nouvelles stratégies commerciales (paiement à échéance, ristournes, …) », a ajouté la même source, en expliquant que « l’Algérie, en perdant un client essentiel et historique, perd aussi des part de marché importantes qui impactera ces exportations de gaz naturel et ces revenus ».

« Il est temps pour la Sonatrach et l’Algérie de revoir ces contrats et ça façon de négocier avec ces clients pour y inclure de la souplesse et de l’objectivisme car si aujourd’hui, l’Algérie perd presque 50% du marché espagnole (en moins de 12 mois), dans quelques mois on risque de perdre la totalité du marché européen », a conclu la source.