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Sauvegarde des entreprises : Plusieurs organismes économique sollicitent l’intervention urgente de l’Etat

Le cercle d’action et de réflexion autour de l’entreprise, CARE, et le CJD (Centre des Jeunes Dirigeants Algériens) associés à une dizaine d’autres associations professionnelles et organisations patronales ont sollicité l’intervention urgente de l’Etat à travers une série de recommandations pour prendre des mesures d’aide aux entreprises pour faire face aux difficultés auxquelles sont confrontées lors de cette période de confinement.

Selon un rapport de ces organismes économiques, les entreprises font face à un arrêt de travail en cette période de pandémie et sont confrontées à des perturbations de l’offre et le nombre élevé de morts, génèrent une incertitude accrue et une grande angoisse pour les ménages et les entreprises. Cela engendre une incertitude du lendemain et la panique, ainsi que les mesures de confinement et de fermeture des commerces non essentiels, entraînent une baisse de la consommation et des investissements.

Face à ce constat, il est urgent de prendre conscience qu’une écrasante majorité de nos entreprises et plus particulièrement les PME, levier principal de l’emploi et axe porteur de la vie sociale dans notre pays, voient aujourd’hui leurs situations économiques et financières gravement fragilisées et sont dans l’incapacité de faire face à leurs obligations d’employeurs, tout autant qu’à leurs créances bancaires et autres charges fiscales et sociales.

Mettre en place des mesures de souplesse de la part des banques

Dans la série des recommandations portantes sur les banques, ces organismes économiques ont proposé de réduire de manière significative le taux d’intérêt directeur de la Banque d’Algérie de 3,5% à 2% de manière à réduire le coût effectif des crédits en cours. Ils ont aussi proposé d’instruire via la Banque d’Algérie, les banques commerciales à l’effet d’introduire des programmes de soutien d’urgence à toutes les entreprises qui le demandent et cela à travers le rééchelonnement des dettes des sociétés de leasing, d’au moins six (6) mois, sans pénalités et supprimer les intérêts de la période. Enfin ils ont suggéré de suspendre pour 6 mois au moins toute saisie d’actifs des entreprises par les Banques et autres créanciers, pour cause de défauts de paiement.

S’agissant des charges fiscales et sociales, ils ont demandé de supprimer pour un minimum de 6 mois, les cotisations de sécurité sociale des employeurs et des indépendants ainsi que les autres charges sociales et d’exonérer sur deux années au moins, sans pénalités et automatiquement la dette sociale des entreprises en difficulté.

Ils ont par ailleurs, proposé d’accélérer le remboursement des excédents de TVA en amont et de simplifier les procédures de demande de remboursement de TVA résultant de créances irrécouvrables et précomptes de TVA exonérés.

Toutefois, les rédacteurs de ses recommandations ont suggéré d’accélérer la numérisation de l’administration fiscale. Encourager les entreprises du secteur informel à se formaliser et si elles le souhaitent à faire appel aux dispositifs de soutien mis en place par l’État.

En outre, ils ont accéléré le paiement par l’État de toutes les factures dues aux entreprises ainsi que d’obliger les grandes entreprises à régler toutes les factures dues aux PME/PMI et TPE, ajoutant la nécessité de rembourser les employeurs s’ils accordent des congés de maladie payés aux travailleurs mis en quarantaine.

Garantir les droits des travailleurs

Face aux risques que peuvent subir les employés en cette période, ces organismes économiques ont suggéré d’étendre la couverture par l’État au travers de la CNAC de la période de “congé obligatoire” ou de “Chômage technique” et de prendre en charge par l’État 80% de la rémunération du salarié mis en congé-payé anticipé.

Dans cette série de recommandations, ils ont aussi appelé à l’adaptation de la réglementation pour garantir aux travailleurs mis en quarantaine un congé de maladie payé, ainsi que la prolongation automatique de la durée des congés de maladie expirant durant la période de quarantaine.

En dernier, ils ont demandé d’accorder à la frange de la population la plus fragile un « revenu de solidarité », y compris aux chômeurs et aux travailleurs du secteur informel.

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