Hôpital de Beni Messous : L’état de santé de 60 malades traités à la chloroquine s’améliore

Coronavirus : L'Algérie ne renoncera pas à l’utilisation de la chloroquine

Près de soixante (60) malades atteints du coronavirus hospitalisés à l’hôpital de Beni Messous à Alger sont traités à la chloroquine, rapporte la chaîne publique ENTV qui s’est rendue dans cet établissement de santé.

« Actuellement, nous avons près de 60 malades contaminés par le coronavirus et dès qu’un malade présente tous les symptômes du Covid-19 et qu’à travers la radiologie on constate que ses poumons sont touchés, on lui administre la chloroquine avec l’azithromycine, la vitamine C », a expliqué Mourad Ouali, professeur-assistant au service réanimation à l’hôpital de Beni Messous.

Des patients interrogés par l’ENTV affirment que leur état de santé s’est amélioré. Selon eux les symptômes du Covid-19 (fièvre, toux…) ont disparu après avoir été traités à la chloroquine.

De son côté, le docteur Ahmed Kadi, pneumologue à l’hôpital de Beni Messous, affirme qu’il y a des malades dont l’état de santé est en train de s’améliorer et d’autres qui ont quitté l’hôpital après leur guérison.

Le traitement à la chloroquine adopté par l’Algérie le 24 mars 

Le traitement du coronavirus à la chloroquine a été adopté par l’Algérie le 24 mars dernier. L’Algérie a adopté un protocole thérapeutique, la « Chloroquine », pour faire face au coronavirus, avait annoncé le ministère de la Communication dans un communiqué.

« Elle a donné des résultats prometteurs contre le coronavirus Covid 19 en augmentant les capacités immunitaires de l’individu. Elle est produite localement et en quantité suffisante pour traiter les patients selon le protocole établi par les experts », avait conclu le ministère.

Benbouzid défend le choix de l’Algérie d’adopter la chloroquine
Quelques jours plus tard, Benbouzid a défendu le choix fait par le comité scientifique d’utiliser la chloroquine pour traiter le coronavirus, estimant que l’Algérie n’a « pas d’autres choix ».
 
« Nous ne sommes pas dans l’erreur », avait-il déclaré à la presse en marge d’une vidéo conférence avec un expert du ministère chinois de la santé. « Le choix de cet antipaludique pour soigner les malades atteints du Covid-19 s’est fait au regard des expériences menées dans d’autres pays qui ont un système de santé de qualité », a-t-il expliqué, citant, à ce titre, le cas de la Chine qui « semble avoir réussi à contenir l’épidémie ». Si le traitement à base de chloroquine, a-t-il poursuivi, « ne donne pas de résultats satisfaisants, il ne fera pas de mal ».
Les résultats préliminaires « satisfaisants »

Jeudi, sur le plateau du JT de 20h de l’ENTV, le ministre de la Santé a déclaré que les résultats préliminaires du protocole de traitement à la chloroquine des malades infectés par le coronavirus étaient « satisfaisants ».

« Un nombre important de malades sont soumis à ce traitement dans plusieurs hôpitaux et on peut dire que tous, sont satisfaits. Il y a un nombre important de malades qui ont quitté l’hôpital dans un état satisfaisant, mais attendons environ une semaine, pour avoir un nombre important de malades traités, pour annoncer les résultats », a affirmé le ministre.
Récemment, le ministre délégué chargé de l’Industrie pharmaceutique, Djamel Benbahlad a indiqué que son département a réquisitionné toutes les quantités des médicaments (hydroxychloroquine et Azitromycine) au niveau de la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH), soit plus de 300.000 boîtes, sachant que le médicament est produit localement. Il avait également fait état de l’importation de 190 000 autres unités.

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