La Russie ne « ferme pas la porte » à l’alliance avec l’Opep

La Russie ne « ferme pas la porte » à l'alliance avec l'Opep

Le ministre de l’Energie russe Alexandre Novak a déclaré mardi ne pas « fermer la porte » à l’alliance Opep-Russie pour stabiliser le marché du pétrole. « La porte n’est pas fermée« , a déclaré le ministre dans une interview à la chaîne télévisée « Rossiïa-24« , indiquant que le fait que l’accord de réduction de la production n’ait pas été prolongé au-delà du mois d’avril « ne signifie pas qu’à l’avenir nous ne pourrons plus coopérer entre pays OPEP et non-OPEP« . « Si nécessaire, nous avons divers outils, dont une réduction et une augmentation de la production, et de nouveaux accords peuvent être conclus. Nous avons prévu des réunions régulières en mai-juin afin d’évaluer la situation« , a ajouté M. Novak.

La Russie, qui n’est pas membre de l’OPEP, s’est opposée vendredi à une nouvelle réduction de 1,5 million de barils par jour (bpj), les compagnies pétrolières russes s’opposant à des réductions par crainte de perdre des parts de marché et afin de concurrencer offensivement le pétrole de schiste américain.

En réponse, l’Arabie saoudite s’est lancée dans une vaste braderie en effectuant la plus importante réduction de ses prix pétroliers en 20 ans. Le géant pétrolier saoudien Saudi Aramco a annoncé mardi qu’il allait ouvrir ses robinets en avril à 12,3 millions bpj.

M. Novak a lui assuré qu' »à court terme, (la Russie) peut augmenter sa production de 200-300’000 bpj, avec un potentiel de 500’000 bpj dans un avenir proche« .

Les cours du pétrole se sont effondrés lundi, encaissant leur chute la plus sévère depuis la guerre du Golfe de 1991, après la décision unilatérale de Ryad de baisser ses prix à la livraison à la suite de l’échec des négociations entre le chef de file de l’OPEP, l’Arabie saoudite, et la Russie, deuxième producteur mondial. Le rouble a également subi sa plus forte chute depuis quatre ans face au dollar.

Après un lundi noir, les Bourses du monde étaient soulagées mardi par la remontée des prix du pétrole. Mais c’était au tour de la Bourse de Moscou de s’effondrer à l’ouverture mardi après un week-end de trois jours.

Les prix du pétrole repartaient nettement à la hausse mardi au lendemain de leur pire séance depuis le début de la guerre du Golfe en 1991, un rebond porté par la reprise des marchés et les déclarations du ministre de l’Energie russe.

A 15h Gmt, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai valait 37,49 dollars, en hausse de 9,11%.

Afp

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