55e Vendredi : Les algériens toujours mobilisés pour le changement

55e Vendredi : Les algériens toujours mobilisés pour le changement

Des centaines de milliers d’algériens ont battu encore le pavé aujourd’hui pour le 55e vendredi de suite du mouvement populaire « Hirak » pour revendiquer le véritable changement pour une Algérie meilleure et démocratique.

D’Est en Ouest, du Nord au Sud, pour ce deuxième vendredi de l’An II du Hirak, les manifestants, Annaba, Skikda, Guelma, Batna, Tébessa, , Biskra, Jijel, Constantine, Tizi-Ouzou, Béjaïa, Bouira, Boumerdes, Alger, Sétif, Ait Ouartilane (Sétif), Bordj Bou Arreridj, M’sila, Bou Saada, Tiaret, Tlemcen, Mostaganem, Oran, Ain Témouchent, Adrar, Ouargla, El Oued… ont réitéré les revendications du mouvement populaire en cours depuis le 22 février 2019 et ont exprimé leur détermination à poursuivre la mobilisation jusqu’au départ du système.


Le coup d’envoi des manifestations a été donné en début de l’après-midi sous les slogans « Madania machi 3askarya » (Etat civil et non miliaire). Les manifestants ont scandé et brandis des slogans appelant au véritable changement en Algérie et à l’union entre les algériens. Ils ont également appelé à une « justice indépendante et un État de droit ».

Les manifestants n’ont pas oublié les détenus du mouvement qui croupissent depuis des mois dans les prisons des différentes wilayas du pays. Ils ont appelé à leur libération immédiate, en brandissant les portraits de plusieurs d’entre eux, notamment Karim Tabbou dont le procès s’est déroulé mercredi 5 mars au tribunal Sidi Mhamed à Alger. Le procureur près de ce tribunal a requis 4 ans de prison ferme et une amende de 200 000 DA à l’encontre de Karim Tabbou et le verdict sera rendu le 11 mars prochain.

Les manifestants ont entonné des slogans contre le pouvoir et le chef de l’État et appelant à l’instauration d’un État civil et non militaire.


A Alger, sous le dispositif sécuritaire important qui boucle depuis plusieurs mois la capitale, les manifestants ont été des milliers à défiler en ce 55e vendredi du mouvement populaire à travers les rues, malgré les interpellations de manifestants en début de la marche, dont deux étudiants, l’ex-policier Toufik et le journaliste Khaled Drareni qui lui a été relâché.

« Main dans la main on aura l’indépendance » chantent les manifestants.

Ce 55e vendredi du mouvement à Alger a été marqué par la participation du Moudjahid Lakhdar Bouregaâ et le militant Fodil Boumala, sorti de prison dimanche dernier suite à son acquittement par le tribunal de Dar El Beida.

Vers 17h00, la police a commencé à disperser les manifestants à Alger Centre.

Colloque MDI