Ali Haddad : « Je n’ai aucune relation avec le financement du 5e mandat »

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Le procès en appel de l’affaire de montage automobile et financement occulte de la campagne du cinquième mandat se poursuit pour le troisième jour consécutif. Le juge a questionné le directeur des finances de la campagne présidentielle, Chaïb Mahmoud, ainsi que Ali Haddad, patron du groupe ETRHB, et Mohamed Bairi, patron de Ival.

Répondant aux questions du juge, Ali Haddad a indiqué qu’il n’a pas participé à la récolte de l’argent pour la campagne de Bouteflika en 2019 et personne ne lui a demandé de le faire. Mais le juge lui rappelle qu’il avait déclaré que c’était Said Bouteflika qu’il lui a demandé, ce que Haddad a nié catégoriquement. « Said Bouteflika m’a demandé un comptable de confiance pour aider Chaib et j’ai proposé mon gendre par confiance. »

« Je n’ai aucune relation et j’ai rien géré dans cette campagne», «tous ceux qui ont mal au crane évoque Ali Haddad » a-t-il déclaré. «Ils ont pris 19 milliards de ma société à dar EL Baïda» a-t-il encore souligné.

Selon lui, Said lui a demandé de garder une somme d’argent chez lui pour des raisons de sécurité, cet argent est sortie avec une décharge et nous avons la preuve. «De toute manière notre société n’avait pas besoin de cet argent.»«Je ne connais pas Chaib et je ne sais rien» a-t-il ajouté.

Le juge intervient pour signifier à Haddad qu’il y a des contradictions dans ses déclarations. Mais Haddad a indiqué qu’il a travaillé pour l’Algérie depuis quatre ans et qu’il a aidé au sein du FCE beaucoup de personnes à l’intérieur et à l’extérieur et « je n’ai demandé aucun centime à personne ».

Mais le procureur rappelle à Haddad que les témoignages de Chaib et de Ouroune, disent que c’était lui qu’il les avaient instruit. Haddad rappelle de sa part que le sénateur Chaib, était dans les trois compagnes de Bouteflika,… et que « celui qui cherche de la publicité il évoque le nom de Ali Haddad ». « Je n’ai jamais demandé à personne un centime, si c’est le cas, coupez ma tête monsieur le juge et ne me mettez pas en prison » a t-il lancé aux juges.

S’agissant de son lien avec Mohamed Mazouz, Haddad a indiqué qu’il n’avait rien demandé à Mazouz. « Je ne savais même pas ce qu’il a ramené avec lui dans l’enveloppe, lorsqu’il est venu avec Bairi. Il a dit qu’il voulait juste contribuer. »

« Ma société est propre »

Ali Haddad a affirmé que c’était Said Bouteflika, qu’il lui a demandé de payer la location des locaux de la campagne. «Ma société est propre, elle n’a jamais blanchi de l’argent et si je l’ai fait coupez moi ma tête.» a-t-il déclaré au juge.

En adressant les accusations contre Chaib Mohmoud, le juge a demandé l’origine et le montant de l’argent récolté ainsi que les donneurs d’ordre pour la compagne présidentielle. Chaib a indiqué que durant les anciennes compagnes c’était le président lui-même qu’il l’a chargé de récolter les sommes d’argent nécessaires, mais l’an dernier, c’était le frère du président Said Bouteflika qui a chargé Ali Haddad et ce dernier lui a demandé de prendre les 75 milliards de dinars qui étaient dans une villa à Hydra. « Nous avons pris une partie et nous avons déposé dans les comptes bancaire, l’équivalent de 18 milliards 275 millions,  et c’est moi qui ai retiré l’argent » a-t-il expliqué au juge.

Poursuivant ses questions, le juge a demandé à connaitre le nombre des comptes bancaires, Chaib répond en indiquant qu’il y avait deux comptes bancaires, et qu’il n’y avait pas de comptabilité. Chaib a par ailleurs expliqué que Said Bouteflika a retiré la somme de 19 mds de dinars en trois fois.

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