54e vendredi : Le Hirak entame sa deuxième année dans plusieurs régions

54e vendredi : Le Hirak entame sa deuxième année dans plusieurs régions
Photo Mériem Nait Lounis

Le mouvement populaire « Hirak » a bouclé le weekend dernier sa première année et entame aujourd’hui sa deuxième année.

Pour ce 54e vendredi de suite des marches populaires contre le système, les manifestants sont toujours au rendez-vous dans plusieurs régions du pays avec la même détermination d’aller jusqu’au bout pour concrétiser les revendications du mouvement de contestation déclenché en février 2019 et qui consistent en un changement radical, une Algérie démocratique, des droits et des libertés, le départ du système.

A Alger, les premiers manifestants, ont commencé à se rassembler et à défiler dans les rues du centre ville de vers 11h00 sous un dispositif policer toujours aussi important que les vendredis précédents.

Des arrestations ont été opérées parmi les manifestants rassemblés à la rue Didouche Mourad. Au moins six personnes ont été embarquées par les policiers, selon le comité national pour la libération des détenus (CNLD).

Les manifestants, dont le nombre commence à devenir plus important à Alger Centre, notamment avec l’arrivée des personnes des autres quartiers d’Alger, ont répétés les slogans du Hirak tels que « Un Etat civil et non militaire », « Une Algérie libre et démocratique », « La bande doit partir » (Koulna L3issaba trouh). Les manifestants ont également appelé à la libération des détenus d’opinion.


La marche a également a commencé à Constantine où les manifestants sont sortis en grand nombre réclament le départ de la bande (El 3issaba) et l’application des articles 7 et 8 de la Constitution qui stipulent que la pouvoir revient au peuple.

Tout en soulignant le caractère pacifique du Hirak et réclamant la libération des détenus d’opinion, les manifestants ont dénié toute légitimité au pouvoir actuel.

Le coup d’envoi du 54e vendredi a été également donné à Béjaïa où les milliers de manifestants réclament le départ du système, un Etat de droits et de démocratie, la liberté d’expression, la libération des détenus d’opinion…

Début de la marche à Bordj Bou Arreridj

Le 54e vendredi a également eu lieu à Tizi-Ouzou, Bouira, Tlemcen, Tébessa, Bou Saada, Laghouat, Tiaret, Annaba, Guelma, Jijel, El Oued, Ain Témouchent, Sidi Bel Abbes, Oran, Mostaganem