Tebboune : « L’usine Renault qui est ici n’a rien à voir avec celle qui est installée au Maroc »

Dans son entretien accordé au journal français Le Figaro, le président de la République Abdelmadjid Tebboune, a critiqué l’usine de montage de véhicules de la marque Renault implantée à Oued Tlélat dans la wilaya d’Oran.

« L’usine Renault qui est ici n’a rien à voir avec celle qui est installée au Maroc. Comment créer des emplois alors qu’il n’y a aucune intégration, aucune sous-traitance? », a-t-il dit, avant d’annoncer la fin des importations des kits destinés aux usines de montage de véhicules.

A en croire ses propos, la fin du montage automobile en Algérie a sonné. « Nous allons par exemple arrêter l’importation de kits automobiles », a annoncé le président Tebboune.

« (…) L’Algérie est vue par ses partenaires comme un grand marché de consommation. Nos maux viennent de l’importation débridée, génératrice de surfacturation, une des sources de la corruption favorisée par de nombreux pays européens où se faisait la bancarisation, la surfacturation, les investissements de l’argent transféré illicitement. Cela a tué la production nationale. » a-t-il expliqué.

Pour rappel, le premier ministre Abdelaziz Djerad a, dans une note adressée la semaine dernière à la Direction générale des Douanes, dont Algérie-Eco détient une copie, décidé d’autoriser le dédouanement, à titre exceptionnel, de l’ensemble des collections destinées aux industries de montage (véhicules de tourisme, véhicules utilitaires, électroménagers et téléphonie) se trouvant actuellement en souffrance au niveau des zones douanières, avec maintien du traitement fiscal préférentiel.

Les banques domiciliataires ont été instruites de ne plus domicilier les factures d’importation de collections, destinées aux industries de montage et qui sont non couvertes par une décision d’évaluation technique en cours de validation ou pour lesquelles les montants plafonnés au titre de l’année 2020 n’ont pas encore été communiqués, précise la même note.

Le ministère de l’Industrie et des Mines a été chargé de finaliser le nouveau dispositif réglementaire encadrant les activités de montage, indique le document.