HomeActualitéLe Collectif des journalistes unis dénonce l'arrestation "arbitraire" de Khaled Drareni

Le Collectif des journalistes unis dénonce l’arrestation « arbitraire » de Khaled Drareni

Le Collectif des journalistes algériens unis (JAU) a dénoncé ce vendredi 10 janvier l’arrestation « arbitraire » du journaliste Khaled Drareni jeudi après midi à son domicile à Alger.
« Suite à l’interpellation arbitraire de notre porte parole, M. Khaled Drarni, nous les membres du collectif des journalistes algériens unis, dénonçons ces pratiques qui portent atteinte à la liberté de la presse », lit-on dans un communiqué de ce Collectif rendu public.
Le Collectif précise que « M. Drareni a été sommé, lors de son interrogatoire, d’arrêter ses publications « subversives » sur Tweeter et de ne plus « induire en erreur l’opinion publique ».
C’était, selon les officiers qui ont interrogé nôtre porte parole, « dernier avertissement » de M Drareni ».
« Le collectif des journalistes algériens unis exprime son entière solidarité à Khaled Drareni, et dénonce fermement le harcèlements et la répression dont sont victimes les journalistes qui refuse de se plier à la ligne éditoriale imposée par le pouvoir », conclut le communiqué.
Le journaliste Khaled Drareni a été interpellé hier après-midi chez lui à Alger par des agents en civil. Il n’a été libéré que tard dans la soirée à 23h00.
Juste après sa libération, Khaled Drareni a posté une déclaration sur sa page Facebook dans laquelle il rapporté ce qui lui est arrivé.
« Ce jeudi 9 janvier 2020 à 15h22, deux officiers se sont présentés chez moi à la rue Didouche Mourad et m’ont emmené (de mon plein gré) à un lieu situé à Hydra, j’y suis resté jusqu’à 23h00 », a écrit le journaliste.
« Tout ce que je peux dire c’est qu’on m’a dit que c’était le « dernier avertissement » et on m’a demandé de ne plus faire de « tweets subversifs » et de ne plus « induire en erreur l’opinion publique » sous peine de poursuites judiciaires », a-t-il précisé, ajoutant que « j’ai signé à la fin un procès verbal qui a sanctionné cet interrogatoire en apposant une empreinte de mon index gauche (c’est toujours mieux que l’empreinte bleue) ».
« La seule véritable violence que j’ai subie est qu’on remette en cause mon patriotisme, alors que nous étions à une centaine de mètres de la rue Mohamed Drareni (mon oncle paternel) », a-t-il expliqué.
A noter que Khaled Drareni est connu pour ses couvertures du Hirak sur les réseaux sociaux et ce depuis le déclenchement de ce mouvement le 22 février 2019. Il a continué de faire son travail malgré les pressions qu’il dit subir de la par des autorités.
Il est le fondateur du site d’informations Casbah Tribune, correspondant en Algérie de la chaîne française TV5 Monde, il anime également émission « Café Presse Politique (CPP) » sur la Radio web « Radio M ». Il est aussi le correspondant de l’antenne nord-africaine de l’ONG Reporters Sans Frontières (RSF).
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