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Nouveau gouvernement: une première lecture

Le président Abdelmadjid Tebboune a nommé avant hier soir, deux semaines exactement après son entrée en fonction, le gouvernement Djerad 1.

Voici une première lecture de ce premier gouvernement de l’après Bouteflika.

Tout d’abord, sur la forme de l’annonce du nouveau gouvernement. En effet, c’est la première fois que le gouvernement est annoncé en direct de la présidence et par un de ses responsables à la télévision, et non via un communiqué officiel.

La principale originalité de ce gouvernement c’est qu’il ne compte pas de vice-ministre de la Défense, poste qu’occupait de 2013 jusqu’à son décès le 23 décembre dernier, le chef d’état-major de l’armée, feu Ahmed Gaïd Salah

On peut constater d’emblée que sept ministres figuraient déjà dans le précédent gouvernement. Il s’agit de : Sabri Boukadoum qui conserve le portefeuille des Affaires étrangères. Kamel Beldjoud, ministre de l’Habitat dans le gouvernement Bedoui, devient ministre de l’Intérieur, poste dont il assurait l’intérim depuis le limogeage de son titulaire Salah Eddine Dahmoune, le 19 décembre. Belkacem Zeghmati, déjà ministre de la Justice du gouvernement Bedoui conserve lui aussi son portefeuille, Mohamed Arkab à l’Energie. Tayeb Zitouni conserve lui son portefeuilles de ministre des Moudjahidine. Youcef Belmehdi: ministre des Affaires religieuses et des Wakfs et Chérif Omari: ministre de l’Agriculture et du Développement rural.

Quatre autres autres ministres : Farouk Chiali (Travaux publics), Sid Ahmed Ferroukhi (Pêche), Hassane Mermouri (Tourisme) et Abderrahmane Raouya, (Finances)  avaient  déjà occupé le poste sous la présidence Bouteflika.

En termes d’effectif, ce gouvernement se caractérise par « un nombre abondant » de ministres. En effet, alors qu’en s’attendait à un gouvernement « restreint et de crise » le nouveau gouvernement compte 39 membres, dont 7 ministres délégués et 4 secrétaires d’Etats. Il faut également relevé la présence de 5 femmes.

La nomination de certains ministres à des postes où il sera très difficile de « délimiter les prérogatives » sera certainement une des caractéristiques de ce gouvernement.

Prenons l’exemple des entreprises dites « start-Up », on dénote au moins trois portefeuille : un ministre de la Micro entreprise, des start-up et de l’économie de la connaissance, un ministre délégué chargé des incubateurs et un autre ministre délégué chargé des start-up !!!

Idem pour le département de la culture ou on dénombre là aussi trois ministres : outre la ministre de la culture, un secrétaire d’Etat chargé de l’Industrie cinématographique et un autre secrétaire d’Etat chargé de la production culturelle !!!

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