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Abdelmadjid Tebboune est élu président de la République algérienne

Abdelmadjid Tebboune a été élu, selon les chiffres préliminaires annoncés par l’ANIE ce vendredi 13 décembre, président de la République algérienne avec 58,15% des voix.

Selon les résultats préliminaires annoncés lors d’une conférence de presse animée aujourd’hui au Centre international de conférences (CIC), le président de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Mohamed Charfi, le candidat indépendant récolte 58,15% des suffrages, accédant ainsi à la magistrature suprême dès le premier tour. Le candidat du Mouvement El Bina, Abdelkader Bengrina, crée la surprise en arrivant en deuxième position avec 17,38% des voix, alors qu’il ne figurait pas dans le trio de favoris.

Quant au candidat indépendant Ali Benflis, plombé par des suspicions nourries par les chaînes de télévision privées, il se positionne à la troisième place avec 10,55% des suffrages. Le candidat du RND, soutenu – officiellement – par le FLN, Azzedine Mihoubi talonne ce dernier avec 7,26% des voix. Tandis qu’Abdelaziz Belaid, du Front El Moustakbal, arrive en dernier, récoltant 6,66% des suffrages.

Parcours et perspectives

Âgé de 74 ans, le successeur d’Abdelkader Bensalah a dirigé différents départements ministériels (Communication, Collectivités locales, Habitat, Commerce, Premier ministère) et avait auparavant occupé le poste de Wali d’Adrar, Tiaret et Tizi Ouzou. Issu d’une famille originaire de la commune de Boussemghoun (wilaya d’El Bayadh), il est diplômé de l’École nationale d’administration (ENA), section économique et financière.

Pourtant considéré comme un proche du chef d’état-major de l’ANP, Ahmed Gaïd Salah, il avait brusquement été limogé de son poste de Premier ministre par le président déchu Abdelaziz Bouteflika, au bout de trois mois d’exercice. Et ce, pour s’en être pris au « lobby des importateurs », ce qui lui a valu la sympathie d’une large frange de la population.

Une popularité et une expérience avérée dans la gestion que le président Tebboune devra mettre à profit pour ouvrir la voie vers une sortie de crise, alors que la mobilisation populaire continue de faire rage depuis le 22 février. Hier encore, jour du scrutin, elle a clairement exprimé son rejet de l’organisation dans la Présidentielle par ceux qu’elle estime comme les survivants de l’ancien régime. Le défi est de taille, donc, pour Abdelmadjid Tebboune qui devra en outre faire face à une crise économique profonde.

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