Les jeunes ne représentent plus que 23 % de la population (CREAD)

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Les jeunes Algériens qui ont l’âge entre 15 ans et 29 ans ne représente que 23% de la population en 2019, loin des estimations véhiculés par 70% des officiels et citoyens.

Dans une étude réalisée par des chercheurs du Centre de recherche en économie appliquée pour le développement (CREAD), il a été révélé que la jeunesse algérienne située entre la tranche d’âge de 15 à 29 ans représente que 23% de la population totale, l’équivalent de 9,77 millions d’individus, alors qu’elle a été de 26% en 2015. Cette baisse « se poursuivra pour les années à venir pour atteindre les 21% d’ici 2025 », a souligné Nacer-Eddine Hammouda, statisticien-économiste, samedi lors du forum des chefs d’entreprises (FCE) sur le thème « Jeunesse algérienne : menace ou opportunité démographique ? ».

Cette étude qui a touché 15 institutions et cinq pays, et qui a durée 39 mois, a permis de récolter des réponses sur un large échantillon avec plus de 600 questions. S’agissant de la situation socio-économique des jeunes, il s’est avéré que la grande majorité souffre du problème d’auto-résidence et vivent chez leur parents.

Sur le plan d’activité, l’étude a démontré qu’un tiers des jeunes de la même tranche d’âge occupe un poste de travail, alors qu’un autre tiers effectue des études et le dernier tiers est sans aucune occupation.

S’agissant du chômage, le directeur de recherche au CREAD a indiqué qu’il touche beaucoup plus les filles qui ont terminés leurs études, avec un taux de 45%. Ainsi, si les filles accèdent aux études supérieures plus que les garçons, elles ne trouvent pas rapidement et attendent parfois jusqu’à 7 ans pour décrocher leur premier poste de travail contre 5 ans pour les garçons. Cela constitue un manque à gagner concernant le capital humain qui reste non exploité, a souligné M Hammouda.

Pour ce qui est de la précarité de l’emploi, l’invité du forum a indiqué que « 60% des jeunes de cette catégorie d’âge sont touchés par la précarité d’emploi. Cette précarité touche essentiellement les trois premières années du travail ».

L’orateur a, par ailleurs, appelé à ce qu’il y ait une implication du secteur économique dans le secteur de la formation, en assurant une homogénéité entre l’offre et la demande de l’emploi.

Colloque MDI