Le Drian : Le dialogue démocratique comme solution à la crise algérienne

Le Drian : la solution à la crise en Algérie passe par le dialogue démocratique

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a estimé ce mardi 26 novembre 2019 que la solution à la crise qui prévaut en Algérie, depuis le 22 février dernier, date du début du mouvement populaire, réside dans « le dialogue démocratique ».

« La solution, c’est le dialogue démocratique, dans lequel chacun puisse exprimer sans crainte ses opinions », a déclaré le chef de la diplomatie française dans un entretien publié ce mardi dans les colonnes du quotidien régional La Provence. « Et que les libertés d’expression, de religion, de la presse et de manifestation soient pleinement respectées », a-t-il ajouté.

Le Drian a indiqué que « le seul souhait de la France, c’est que les Algériens trouvent ensemble les chemins d’une transition démocratique. C’est à eux seuls qu’il revient de décider de leur avenir ».

« Pour notre part, nous continuerons de nous tenir aux côtés de l’Algérie et des Algériens, dans le respect de la souveraineté de ce grand pays. J’ai eu plusieurs occasions de le dire à mon homologue algérien », a affirmé le chef de la diplomatie française, poursuivant « quant aux modalités de la transition, il appartient aux Algériens qui font preuve d’une maturité exemplaire, de les définir ».

Il convient de rappeler que cette sortie intervient au moment où le député européen français, Raphael Glucksmann a annoncé vendredi dernier, sur son compte twitter, qu’un débat aurait lieu au parlement européen sur la situation en Algérie, et qui serait suivi d’une résolution d’urgence.

Par la voix de son porte-parole, M. Hassan Rabehi, également ministre de la Culture par intérim, le gouvernement a réagi au tweet de l’euro-député français, en soulignant l’importance stratégique des relations entre l’Algérie et l’UE.

« L’UE et l’Algérie sont conscients de ce caractère stratégique et ne permettraient pas à qui que ce soit à remettre en cause cette qualification stratégique par de simples parlementaires qui se caractérisent par une myopie et qui ne mesurent pas l’importance de ces relations », a rappelé le ministre.