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Pour Soufiane Djilali, structurer le Hirak est une « aberration »

Soufiane Djilali, président du parti Jil Jadid, estime que « structurer le hirak, qui représente le peuple, en un mouvement unique est une aberration conceptuelle car elle nie tout simplement la demande populaire de la démocratie », a-t-il écrit dans une contribution publiée ce jeudi 21 novembre 2019, dans les colonnes du quotidien El Watan.

« Comment peut-on désigner des représentants d’un peuple pour les cantonner dans la position d’un interlocuteur face à un pouvoir d’Etat ?, s’est-il interrogé, estimant que  le peuple élit des dirigeants d’un pays et non pas des porte-parole pour quémander des droits.

Au lieu et place d’ « embrigadement », Soufian Djilali appelle à « fructifier » l’exceptionnelle prise de conscience des Algériens et leur engagement dans un acte de citoyenneté à travers le hirak doivent être fructifiés par la société.

Pour lui, « l’Etat de droit et la démocratie ne peuvent être que la traduction dans les règles de droit d’un état d’esprit où fraternité, échange, reconnaissance de l’autre et engagement de conviction sont les valeurs qui fondent l’action de chacun ».

Une déconstruction de l’ancien système comme garantie

Pour le président de Jil Jadid, même si le gouvernement Bedoui est toujours en fonction, son espérance de vie a été déjà consommée, expliquant que « les principaux noyaux durs de l’ex-régime sont sous les verrous et les futurs procès promettent d’être ravageurs ».

Soufiane Djilali est revenu sur les débuts du mouvement populaire qui a pris de l’ampleur le 22 février dernier quand des millions d’Algériens sont sortis dans la rue pour dire non à un cinquième mandat de Bouteflika. « Personne n’avait imaginé que les Algériennes et les Algériens allaient se mobiliser avec une telle envergure et dans cet élan unitaire hors du commun », écrit le président de Jil Jadid.

Il s’est par ailleurs interrogé sur les actions à mener, après que « la déconstruction  de l’ancien système de gouvernance » ait suffisamment avancée, pour « garantir le passage définitif à l’État de droit et à la démocratie, se pose maintenant avec acuité ».

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