Hydrocarbures : Des ressources « conventionnelles » encore à exploiter

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La compagnie nationale d’hydrocarbures dispose encore de quantités de ressources conventionnelles à exploiter, affirme le ministre de l’Énergie, Mohamed Arkab.

En visite de travail à Tizi Ouzou, Arkab a soutenu que « l’Algérie compte suffisamment d’énergies conventionnelles, qu’il faudra développer avant de penser à celles non conventionnelles ». Ces dernières, rappelons-le, représentent les ressources difficilement accessibles et exigeant pour leur extraction l’usage d’une technique de forage coûteuse et polluante : la fracturation hydraulique. Une technique très controversée qui a déjà soulevé, en 2014, la colère de la population d’In Salah, où le premier forage exploratoire avait été effectué.

Pour l’heure donc, la priorité reste aux ressources ne nécessitant qu’un « simple » forage. Avec un domaine minier de 1,5 million km² (dont seulement 38% a déjà été exploité), 150 champs à explorer, le problème est plutôt d’ordre financier. En effet, souligne le ministre, « l’exploitation de beaucoup de ces périmètres exige la mobilisation de gros moyens ». D’où, explique-t-il, la nécessité de la nouvelle version de la loi sur les hydrocarbures, qui vise à alléger le poids de la fiscalité des épaules de la Sonatrach.

Les investissement attendus sont lourds, et auxquels la major africaine ne pourra consentir dans le cadre de la loi actuelle. Arkab pointe du doigt l’intérêt du projet de loi en examen à l’APN, qui dotera Sonatrach des moyens de continuer à développer l’exploitation des énergies conventionnelles. Le gaz de schiste, ce n’est donc pas pour tout de suite, d’autant qu’un nouveau programme de développement et de promotion des énergies renouvelables a été lancé par ailleurs. Et ce, dans le cadre du plan national de transition énergétique prévoyant entre autre la création d’un commissariat national aux énergies renouvelables.

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